Lacunes

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

La culture, c'est comme la confiture, quand t'en as beaucoup tu veux la partager. Ou est-ce: moins t'en as, plus tu l'étends? Je ne me souviens plus. C'est la preuve que j'en ai pas tant que ça, finalement.

Je tiens néanmoins à partager que j'ai eu 25/33 au test de connaissances générales soumis par La Presse, cette semaine. Si vous ne l'avez pas fait, cheminez vers votre iPad tout de suite sans lire le reste de cette chronique.

Soixante-quinze pour cent, donc, et je n'en suis pas peu fier. J'ai quand même plusieurs lacunes. J'ai échoué à préciser la date de la Confédération canadienne: 1867. Le truc pour s'en rappeler? Huit moins un égale sept, encore moins un égale six, replacez les chiffres en ordre et vous avez 1867. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, généreux de mes conseils.

Ensuite, j'ai répondu que la voix la plus haute était l'alto, alors que c'est le soprano. C'est Serge Michon, avocat/ténor de renommée granbyenne, qui sera déçu.

Je ne suis pas très familier non plus avec les oeuvres de Picasso ou les ouvrages de l'économiste John Maynard Keynes. Et le grand krach boursier était en 1929 et non en 1919 (je savais qu'il y avait un neuf là-dedans).

Surtout, suprême honte, j'ignorais que Clara Hughes était la plus grande médaillée olympique du Canada. Là, c'est mon collègue retraité des sports Fernand Bélanger qui ne voudra plus m'adresser la parole. Je devrai l'amadouer avec une poignée de jujubes.

Cela dit, on a qualifié les résultats québécois du sondage de misérables. La moyenne a été de 42%. De là à dire que nous sommes collectivement des incultes, il n'y a qu'un pas que plusieurs ont franchi.

Ce n'est pas mon cas, mais il faut reconnaître qu'on vit dans un anti-intellectualisme évident. Lire est vu comme une perte de temps, les intellectuels sont conspués (Jean-François Lisée, quelqu'un?), et les employés de bureau, souvent considérés comme d'éternels fainéants.

C'est cette mentalité qui doit évoluer. Ensuite, la culture générale viendra d'elle-même.

Je précise qu'on lie souvent les connaissances générales au niveau d'éducation, alors que ce n'est qu'un indicateur. J'ai des amis ouvriers qui en savent plus sur plein de sujets que d'autres qui ont fréquenté l'université. Ils sont plus polyvalents. Les aptitudes sociales ne sont pas à négliger non plus. C'est aussi ça, l'intelligence.

Ironie

Contrairement à la plupart des gens, j'estime que l'appellation «Maurice-Richard» pour le futur nouveau pont Champlain était tout à fait appropriée. Après tout, qu'a fait Samuel de Champlain à part, bof, fonder Québec et coloniser la Nouvelle-France?

C'était un navigateur et un explorateur hors pair, mais à son époque, c'était facile parce que la moitié de la planète n'était pas encore cartographiée et n'attendait que ça, d'être découverte.

C'est comme si je disais que je suis le premier à avoir découvert une ruche d'abeilles derrière mon cabanon. C'est sûr, personne n'a vraiment été vérifier avant.

Aujourd'hui, explorer est moins glamour parce qu'on a déjà été presque partout. C'est pourquoi Maurice Richard a beaucoup plus de mérite que Samuel de Champlain. Et en connaissez-vous beaucoup, vous, des légendes du hockey qui ont été les premiers à compter 50 buts en 50 matchs et à marquer 500 buts? À l'époque où il n'y avait que six clubs?

Je dis donc: honorons le Rocket comme il se doit. Ceux qui rouspètent en faisant la fine bouche, c'est parce qu'ils ne savent même pas patiner.

Ha ha ha.

Léthargie

Parlons des vraies affaires, justement: le hockey. La période de léthargie s'achève-t-elle avec le Canadien? Personnellement, ça m'inquiète. Galchenyuk avait l'air si en forme.

Je crois que pour gagner plus de matchs, les joueurs devront compter plus de buts. Et davantage que l'équipe adverse.

J'espère que mon analyse fine de début de saison du CH vous a plu. J'attends l'appel de RDS pour un contrat.

Douleurs

Depuis le début de sa grossesse, Désirée souffre de douloureux maux de ventre. C'est ce que je réponds quand on me demande: pis, comment va ta blonde? (À noter que plus personne ne me demande comment je vais, moi. C'est comme si je n'existais plus. Faudra m'y faire, j'imagine.)

Ensuite, on me rétorque: tu veux dire qu'elle a des nausées? Non, que des maux de ventre. Oui, on a vérifié et jusqu'à maintenant, tout est normal. C'est peut-être des triplés, que je me dis. 

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer