Sauver des animaux à tout prix

Onze ratons laveurs ont été pris sous l'aile... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Onze ratons laveurs ont été pris sous l'aile d'Anne-Marie Demers, dont une poignée de petits orphelins. « Ils étaient si petits quand on me les a apportés, ils tenaient au creux de ma main et je me levais la nuit pour les nourrir », raconte-t-elle.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Saint-Étienne-de-Bolton) Dire qu'Anne-Marie Demers et Jimmy Hamel aiment les animaux est presque un euphémisme. Depuis cinq ans, ils accueillent sur leur terre de 42 acres, à Saint-Étienne-de-Bolton, des dizaines et des dizaines d'animaux ayant besoin d'un peu d'amour.

Ce faisan d'Asie fait partie des nombreux pensionnaires... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 1.0

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Ce faisan d'Asie fait partie des nombreux pensionnaires du Refuge Lobadanaki.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Blessés, abandonnés, orphelins... nombre de poneys, alpagas, moutons, poules, faisans, pintades, oies, sangliers, lapins, canards et autres ont ainsi pu être sauvés au fil des ans grâce à leur refuge. « Ce sont des animaux que des gens nous amènent, ou qu'on récupère sur Kijiji ou dans des encans », indique la propriétaire du Refuge Lobadanaki.

Depuis quatre ou cinq mois, le couple dans la trentaine possède même son permis pour accueillir des animaux sauvages. Onze ratons laveurs ont ainsi été pris sous leur aile, dont une poignée de petits orphelins. « Ils étaient si petits quand on me les a apportés, ils tenaient au creux de ma main et je me levais la nuit pour les nourrir », raconte celle qui est elle-même maman de deux petites filles de 3 et 1 an 1/2.

Un faon déshydraté, un pigeon à l'aile cassée, deux bébés chardonnerets ayant survécu à l'attaque de leur nid et d'autres animaux frappés sur la route ont également atterri chez eux dans les dernières semaines. Leur objectif : en prendre soin le temps nécessaire jusqu'à leur remise en liberté.

« Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point la demande est forte... Il ne se passe pas une journée sans qu'on m'appelle pour m'amener un animal. Des gens d'aussi loin que Mirabel, Chambly, Sorel... », laisse savoir la dame, qui ne compte plus le nombre de pensionnaires qu'elle héberge - ils sont facilement plus d'une centaine !

À bout de souffle

Il est là, le problème. Étant le seul centre de réhabilitation de la faune en Estrie et même au-delà, le refuge d'Anne-Marie et Jimmy ne suffit pas à la tâche. S'ils s'étaient débrouillés seuls jusqu'à présent en investissant de leur poche pour mettre sur pied leur « centre d'accueil » animal, ils ont dernièrement dû se rendre à l'évidence : ils sont débordés, et pour continuer leur mission, pour faire plus, ils devaient demander de l'aide.

Il y a quelques jours, ils ont lancé une campagne de sociofinancement sur La Ruche Québec. « Avec 10 000 $, on serait en mesure d'engager cinq gars pour nous construire une dizaine d'enclos de plus, dit-elle. On pourrait accueillir des renards, des loups, peut-être même des ours. »

Une soirée-bénéfice aura également lieu le 7 octobre prochain, de 18 h à 20 h, à la mairie de Saint-Étienne-de-Bolton. Le couple y exposera son projet, et la soirée sera agrémentée d'un coquetel.

« C'est plate à dire, mais ne nous amenez plus d'animaux ; donnez-nous plutôt des sous, du temps et des bras », laisse tomber Anne-Marie Demers, déterminée malgré tout à rendre son projet viable.

D'ailleurs, à ce sujet, ce ne sont pas les idées qui manquent. « On aimerait peut-être ouvrir notre place au public en tant qu'observatoire des animaux ou faire des ateliers dans les écoles », laisse savoir Mme Demers.

Pour contribuer à la campagne de sociofinancement, il faut se rendre au laruchequebec.com/projet/refuge-lobadanaki-3546/




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