Festival du monarque: 350 papillons prennent leur envol

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Le jeune Jérémie a pris la pose en compagnie du célèbre entomologiste Georges Brossard.

Catherine Trudeau

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Les organisateurs du Festival du monarque de Granby auront eu la main heureuse en reportant l'événement d'une semaine. Pas moins de 350 papillons ont été relâchés lors de la traditionnelle envolée, tenue dans des conditions idéales dimanche après-midi au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB).

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Pas moins de 350 monarques ont été relâchés lors de la traditionnelle envolée dimanche après-midi.

Catherine Trudeau

Le stationnement du parc étant plein à craquer, des voitures étaient garées de part et d'autre de la rue Drummond. 

« C'est sûr qu'on a dépassé les 2000 (personnes), même si je ne peux pas donner les chiffres exacts pour le moment. Les autres années, on avait du mal à attendre 1500 parce que la météo était moins bonne. (...) Je pense même qu'on est pas loin des 2500 », a rapporté Laurence Cavitte, responsable­ de l'éducation­ au CINLB.

Il est vrai que l'objectif annoncé était de 3000 visiteurs, et que certains exposants se sont retirés après le changement de date. N'empêche que Mme Cavitte parlait tout de même d'une édition des plus réussies. « On avait une belle variété de kiosques, dont certains plus éducatifs avec M. (Georges) Brossard et (l'auteur et conférencier) Michel Leboeuf. Je suis contente parce que [M. Leboeuf]est vraiment un monsieur très humble, mais en même temps c'est aussi une référence en entomologie­ », s'est-elle réjouie.

Parmi les autres activités offertes, des rallyes ont notamment été tenus dans les sentiers du CINLB. Rappelons que contrairement aux années précédentes, l'organisation a choisi de tenir le Festival sur une seule journée plutôt que deux. 

Sous le signe de l'espoir

Comme l'a souligné l'éleveur Dave Clermont, une légende amérindienne veut que si on confie un souhait à un monarque, celui-ci le transmet ensuite au « Grand Manitou ». C'est donc sous le signe de l'espoir que s'est déroulée la populaire envolée, présentée comme « la plus grosse en Amérique­ du Nord ». 

Gabrielle Caron s'était déplacée en compagnie de sa famille élargie. Son fils Arnaud suivait d'un regard émerveillé le vol gracieux des monarques, qui prendront bientôt le chemin du Mexique. « Il était très énervé ! », confirme sa mère, une résidante de Roxton Pond.

Sondés par La Voix de l'Est, plusieurs habitués du Festival ont observé une foule nettement plus importante cette année. « C'est probablement à cause de la belle température », estime une Granbyenne, qui préfère ne pas être identifiée. Son fils Jérémie a quant à lui pris la pose en compagnie du célèbre Georges Brossard. « C'est la plus grosse édition ! », a lancé le charismatique entomologiste aux représentants de la presse. 

M. Brossard a d'ailleurs généré un afflux constant de curieux, petits et grands, devant son kiosque. Il s'est fait un plaisir d'exhiber scorpions et autres araignées. 

Étude panaméricaine

L'envolée de dimanche s'inscrit dans le cadre d'une vaste étude portant sur la migration des monarques en Amérique du Nord. « Tous les papillons qui sont dans nos enveloppes ont une petite étiquette, un tag provenant d'une fondation qui s'appelle Monarch Watch. Chacun de ces tags-là a un numéro de série particulier. (...) Plusieurs entomologistes et passionnés de monarques sont sur la voie de migration et peuvent répertorier ces papillons-là », a expliqué Dave Clermont. 

Le propriétaire de la ferme de papillons Gaia Nature assure que le monarque se porte très bien sur notre continent. « C'est cyclique. Il y a des temps où on en voit moins, d'autres où on en voit plus. Mais là, il y a eu de très bonnes conditions au printemps. Tous les migrateurs venant du Sud ont profité des mêmes conditions climatiques, de la même chaleur. Même si on se dit que ça n'a pas été un bel été, pour eux (les papillons­), ça en a été un bon. »

Puisque leur période de migration s'étend du début septembre à la fin novembre, M. Clermont précise que les monarques ne devraient pas être embêtés par la série d'ouragans qui s'abat présentement sur les Caraïbes et le sud des États-Unis.

Un volet artistique bonifié

Les organisateurs ont bonifié le volet artistique du Festival du monarque de Granby pour l'édition 2017.

Pour la troisième année d'affilée, une exposition thématique s'est déroulée à l'intérieur du CINLB au cours de la dernière semaine. Pour couronner le tout, deux distinctions ont été remises dimanche après-midi. Amélie Bonin a remporté le prix du jury pour sa toile Libération, tandis que Ginette Ouimet- a obtenu la faveur du public pour son Bal des lumières. Cette seconde oeuvre sera remise à la gagnante d'un tirage.

Parmi les nouveautés figurait « l'allée des artistes », où huit peintres se sont produits en direct devant le public. « On aime faire le lien entre l'art et la nature. Le côté sensoriel et émotif », a expliqué la responsable de l'éducation au CINLB, Laurence Cavitte. Une chorale de jeunes chanteurs est aussi montée sur scène après l'envolée de monarques, tandis que l'école Tendanse y est allée d'une performance de type flash mob. Jonathan Gagnon




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