Du calcium liquide dans des quartiers blancs

La partie toujours en terre battue de la... (Christophe Boisseau-Dion)

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La partie toujours en terre battue de la rue Richard-Frost est recouverte de chlorure de calcium liquide, et ce, même si l'épandage de sel est interdit l'hiver parce qu'il s'agit d'un quartier blanc.

Christophe Boisseau-Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Du chlorure de calcium liquide est épandu comme abat-poussière dans le stationnement du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin et sur une partie de la rue Richard-Frost. Il s'agit pourtant de deux quartiers blancs où l'utilisation d'abrasifs à base de sel est proscrite par la Ville pour des raisons environnementales.

« Ce n'est pas parfait, mais c'est un produit homologué. On ne pense pas que son utilisation soit un enjeu environnemental », indique Gabriel Bruneau, directeur du service de la planification et de la gestion du territoire de la Ville de Granby. Il souligne que la concentration du produit est moins importante que celle des abrasifs. « C'est utilisé quelques fois l'été. On est loin du nombre de fois où on s'en sert comme abrasif l'hiver dans les rues », a-t-il expliqué.

La Ville interdit depuis 2010 l'utilisation d'abrasifs dans certains quartiers où passent des cours d'eau. Le but est que le sel ne se retrouve pas dans des ruisseaux ou dans le lac lors de la fonte de la neige. Cette politique fait partie du plan vert de la Ville qui vise à réduire son empreinte éco­logique. L'administration municipale l'a reconduite dans la version 2015-2018 de son plan vert.

Outre le stationnement du CINLB, dont elle assure l'entretien, la Ville a recours à du chlorure de calcium liquide dans ses chantiers de reconstruction de rues. « On en utilise l'été quand il y a beaucoup de poussière. On tient à minimiser le plus possible l'impact pour les résidants », a dit M. Bruneau. Il reconnaît que « l'idéal serait de ne pas en utiliser ».

Aucune solution de rechange

L'utilisation de ce produit chimique est autorisée par le Bureau de normalisation du Québec­, signale Daniel Touchette, un des promoteurs des boisés Martel. Il n'existe aucune solution de rechange efficace comme abat-poussière, soutient l'homme d'affaires. « Si on utilise de l'eau, on va avoir de la boue. Et les gens vont se plaindre », dit-il.

Depuis le début de l'été, il a donné son aval à ce que cet abat-­poussière soit épandu à deux reprises par un camion-citerne. « On en met au besoin. Ça nous coûte 800 $ chaque fois. On le fait pour nos clients qui habitent le quartier. »

M. Touchette a rappelé que certains abat-poussières utilisés par le passé étaient pires. « Ç'a déjà été de la vieille huile. S'il y avait un produit­ magique, on l'utiliserait ! »

Le promoteur n'a pu dire quelle quantité de chlorure de calcium liquide est épandue sur la portion de la rue Richard-Frost qui n'a pas encore été asphaltée. Les données techniques du produit recommandent d'utiliser entre 0,8 et 1,25 litre par mètre carré de chemin­ de terre.

Cette portion de rue est privée, a rappelé M. Touchette. Elle devrait être asphaltée d'ici deux à trois ans, a-t-il dit.

La Ville n'entend pas faire pression sur les promoteurs pour qu'ils complètent la rue Richard-Frost plus rapidement. « Le plus tôt serait le mieux », a cependant indiqué M. Bruneau.




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