Le jeu, c'est sérieux!

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Les élèves se sont penchés sur plusieurs jeux, dont Go Go Gelato, en compagnie du concepteur.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après avoir fondé sa propre entreprise, créé une centaine de jeux de société et remporté plusieurs prix, le concepteur Roberto Fraga s'est arrêté à l'école primaire Saint-Jean, vendredi, pour une journée d'activités ludiques.

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« Ici, il y a une culture du jeu très développée », dit Roberto Fraga.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Adaptés pour l'occasion pour être joués par une vingtaine d'élèves à la fois, ses créations Dr Eureka, À la bouffe ! et Go Go Gelato ont fait le bonheur des élèves en ces jours de rentrée scolaire. M. Fraga­, qui répondait à l'invitation de l'enseignant et grand fan de jeux Yves Phaneuf, y trouve aussi son compte.

« J'aime le moment où j'ai l'idée d'un jeu et celui, comme maintenant, où je vois que ça fonctionne », souligne le Français de 56 ans entre deux animations. Car entre le germe du concept et sa livraison finale, il y a beaucoup de travail. « Il faut aller jusqu'au bout de son idée, c'est ce qu'il y a de plus difficile, dit-il. Ça prend de l'imagination­ et de la persévérance. »

Avec tous les titres à son actif, dont Les Dragons du Mékong, Le Trésor des Mayas et Gare à la toile, il ne manque pas des deux. Son truc : il observe tout. « Il a un esprit de créateur, témoigne son épouse Florence, qui travaille avec lui et le conseille à l'occasion. N'importe quoi lui donne quelque chose. Il a toujours un jeu en tête. »

Ex-douanier maritime, il conçoit des jeux de société depuis l'adolescence, mais ce n'est qu'en 2009 qu'il a décidé de vivre totalement de son art. On le lui avait déconseillé, et il a déjoué les pronostics. « Mon hobby est devenu mon métier, dit-il. C'est un métier inconnu, mais c'est mieux que douanier à Saint-Malo ! »

Expansion

Aujourd'hui, le marché du jeu se porte bien et prend même de l'expansion, ajoute Mme Fraga. « C'est dans l'esprit de cocooning. Les gens aiment se retrouver pour jouer. Et maintenant, on a de très bons créateurs et illustrateurs. Juste en Europe, il y a 1200 nouveautés par année ! C'est trop ! Mais c'est pourquoi­ il faut se démarquer. »

Les jeux sous étiquette Fragames le font en étant simples, spontanés et éducatifs. Des jeux pour enfants (disponibles à Granby) où les adultes ne s'ennuient pas. Ils marchent fort en Europe et au Québec, un peu moins dans le reste du Canada et les États-Unis. 

« Ici, il y a une culture du jeu très développée », dit Roberto Fraga. Le prochain arrêt du couple : Séoul, en Corée du Sud, pour un atelier avec des designers locaux. « Le jeu, ça rapproche les gens et ça garde jeune », dit le concepteur qui aime citer l'auteur George Bernard­ Shaw. 

« On n'arrête pas de jouer parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête de jouer ! »




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