Une pétition pour une entente­-loisirs avec Granby

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La piscine Miner est un des services dont les résidants des municipalités environnantes qui n'ont pas renouvelé l'entente-loisirs souhaitent pouvoir continuer à profiter.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La décision de certaines municipalités de ne pas renouveler l'entente qui les liait à la Ville de Granby en matière de loisirs ne fait pas le bonheur de plusieurs citoyens. Une résidante de Saint-Alphonse-de-Granby a récemment lancé une pétition en ligne « pour avoir droit à la carte-loisirs de Granby ».

À ce jour, la pétition, lancée par Julie Houle, a été signée par près de 110 personnes, plusieurs résidant à Saint-Alphonse et quelques-unes à Roxton Pond. 

Parmi les commentaires formulés par les signataires du document en ligne, un père de famille dit ainsi souhaiter que ses enfants « aient la possibilité de suivre des cours de natation ». Une autre citoyenne dit vouloir suivre des cours de yoga. « Ma fille fait de la danse avec les Mariniers », évoque un autre. 

L'accès à la bibliothèque municipale est un autre service dont les résidants des 13 municipalités qui n'ont pas renouvelé l'entente­-loisirs avec Granby souhaitent pouvoir continuer à profiter, est-il relevé dans la pétition.

Le maire de Saint-Alphonse-de-Granby, Marcel Gaudreau, dit être bien au fait de la situation. Il confirme avoir reçu quelques appels de citoyens à ce sujet. Il souhaite d'ailleurs pouvoir discuter de la situation avec le maire de Granby, Pascal Bonin. 

Une entente nécessaire

Les élus de Saint-Alphonse ont rejeté l'entente-loisirs car, la municipalité offrant elle-même déjà des services, ils estiment que les coûts de la carte-loisirs de Granby sont trop élevés. Les tarifs de l'entente ont été revus en juin dernier afin de refléter davantage ce que les Granbyens paient en matière de loisirs. Auparavant, il en coûtait aux municipalités 32 $ par année et par carte-loisirs émise à leurs citoyens. Mais ces coûts grimperont à 65 $ en 2017-2018, à 98 $ en 2018-2019 et à 131 $ en 2019-2020. Une indexation de 2,5 % est aussi prévue pour les deux dernières années de l'entente. 

En contrepartie, la surcharge de 50 % des coûts d'inscriptions imposée aux non-résidants pour certaines activités de loisirs est abolie. 

Dans les circonstances, « je n'ai rien contre que Granby charge direct à mes citoyens », laisse tomber Marcel Gaudreau. 

Une option que le maire Bonin rejette toutefois d'emblée. « La Ville n'a pas à faire la gestion des loisirs des autres municipalités. (...) Si on émet des cartes-loisirs direct, on bypasserait les autres municipalités », fait-il valoir. 

« Buffet de loisirs »

Selon lui, les citoyens des municipalités environnantes sont les « bienvenus », mais les « règles du jeu sont claires ». « On a choisi d'avoir un buffet de loisirs. On ne fera pas de menu à la carte. Et il n'est pas question de négocier des montants au détriment des citoyens de Granby », réitère Pascal Bonin. 

Si les municipalités ne veulent pas assumer les coûts des cartes-loisirs de leurs citoyens, elles peuvent toujours signer l'entente et, dans la foulée, adopter une résolution qui précise que c'est aux détenteurs de régler la facture associée à la fameuse carte, rappelle le maire. La Ville de Cowansville a décidé d'aller dans ce sens. Elle a résolu d'assumer 50 % des coûts des cartes-­loisirs émises à ses résidants pour la première année de l'entente, mais les citoyens devront payer 100 % des coûts pour les années subséquentes. 

« Le son de cloche qu'on a eu, c'est que les citoyens sont prêts à payer... », dit Pascal Bonin. 

Il a été impossible de joindre Julie Houle à l'origine de la pétition.




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