Vague de légionellose: le coeur de Granby ciblé

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La Direction de la santé publique de l'Estrie concentre désormais ses recherches sur le tronçon de la rue Principale entre les rues Simonds et Mountain, a appris La Voix de l'Est.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Alors que de nouveaux cas de légionellose sont recensés à Granby, portant leur nombre potentiellement à huit, l'étau se resserre pour trouver la source de contamination. La Direction de la santé publique de l'Estrie concentre désormais ses recherches sur le tronçon de la rue Principale entre les rues Simonds et Mountain, a appris La Voix de l'Est.

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La directrice de la Santé publique de l'Estrie, Dre Mélissa Généreux

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Sans vouloir être alarmiste, la Direction de la santé publique (DSP) de l'Estrie concède que la situation est « préoccupante », étant donné le nombre grandissant de cas jumelé à la complexité de circonscrire le ou les foyers infectieux. 

En effet, depuis la mi-juin, sept cas de légionellose ont été déclarés à Granby. Un huitième est en cours d'analyse. Or, cette maladie microbienne s'attaquant aux poumons provoquée par la bactérie legionella, qui se transmet par l'aspiration de gouttelettes d'eau la contenant, touche en moyenne une à deux personnes durant la saison estivale en Estrie. 

« On ne veut pas créer de sentiment de panique, a indiqué en entrevue la directrice de la Santé publique en Estrie, Dre Mélissa Généreux. [...] Mais autant de cas, ça sort de l'ordinaire. [...] On n'a pas trouvé de légionelle qui se propage dans un endroit précis. Mais on a déterminé un nouveau périmètre sur lequel on veut concentrer nos efforts. »

Le septième cas dans la région a été enregistré vendredi dernier à Granby. Les informations cumulées jusqu'ici provenant des gens infectés ont permis d'établir une corrélation : chacun d'eux a fréquenté « le coeur de Granby », allant des « Galeries jusqu'au lac [Boivin] », a fait valoir Dre Généreux­. Ce qui en fait la zone où sont maintenant à pied d'oeuvre les équipes de la DSP pour trouver la source de contamination. 

« On va y aller avec un périmètre serré pour l'élargir ensuite, a dit la représentante du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie. L'idée, c'est de ne pas s'éparpiller »

Or, pas question de tomber dans la paranoïa collective en ce qui concerne la suite de l'investigation à Granby, a fait valoir celle qui est à la tête de la Santé publique. « Je n'émets pas de recommandation de ne pas fréquenter les commerces de la rue Principale. J'irais moi-même sans hésitation. »

Complexité

Au cours des dernières semaines, la DSP a remué bien des pierres pour tenter d'élucider cet épineux dossier. Les domiciles des personnes infectées ont été passés au peigne fin, en vain. Idem en ce qui concerne les tours de refroidissement, qui ne doivent pas dépasser le seuil critique d'un million de légionelles par litre d'eau. Selon les informations de la DSP, une douzaine d'immeubles à Granby sont dotés de tels équipements à déclaration obligatoire, notamment afin d'en contrôler l'entretien périodique via un registre. La moitié d'entre eux sont situés dans le segment ciblé pour approfondir l'enquête sur le terrain.

« Souvent, lorsqu'il y a des événements comme ceux auxquels on fait face, il faut regarder en dehors de la boîte en se tournant vers des choses moins plausibles », a mentionné Mélissa Généreux, faisant le parallèle avec une enquête policière. « En premier lieu, on veut s'assurer qu'il n'y a pas de tours de refroidissement à l'eau qui n'ont pas été recensées », a-t-elle ajouté. Rappelons que ces équipements étaient en cause dans l'épidémie de légionellose qui a tué 13 personnes à Québec en 2012. Ainsi, celles de Granby « seront toutes retestées » au cours des jours à venir, a affirmé­ Dre Généreux. 

De plus, parmi les pistes qu'approfondit la DSP figure la proximité entre certaines personnes infectées. « Dans les sept cas, deux personnes atteintes ont un lien familial. En questionnant à nouveau ces gens, on a découvert qu'une autre personne de leur parenté a aussi fait récemment une pneumonie pour laquelle il n'y a pas d'investigation faite pour une légionellose. On la considère donc comme un huitième cas suspect », a expliqué Dre Généreux. « C'est spécial parce que personne parmi tous les cas recensés n'a été exposé à la bactérie en même temps. »

En ce qui concerne Sherbrooke, c'est le statu quo à trois cas de maladie du légionnaire. Contrairement à Granby, ceux-ci ne sont pas interreliés.




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