Une famille de Saint-Césaire au coeur de Harvey

Le centre-ville de Houston et plusieurs autoroutes ont... (AFP)

Agrandir

Le centre-ville de Houston et plusieurs autoroutes ont été complètement submergés par les eaux.

AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Originaire de Saint-Césaire, la famille Brodeur est aux premières loges pour assister aux ravages de l'ouragan Harvey dans la ville de Houston, située à 80 kilomètres du golfe du Mexique.

Établie à Houston depuis trois ans, la famille... (tirée de Facebook) - image 1.0

Agrandir

Établie à Houston depuis trois ans, la famille d'Isabelle Dion, de Saint-Césaire, doit ces jours-ci composer avec les ravages causés par l'ouragan Harvey.

tirée de Facebook

« Dans le sud de la ville, eux, ils ont vraiment mangé une raclée, comme on dirait en bon québécois. Hier (samedi), ils ont reçu en quelques heures l'équivalent de deux pieds d'eau. Ici, on en a reçu environ 20 pouces durant la nuit (de samedi à dimanche) », raconte au bout du fil Isabelle Dion, qui s'est installée au Texas il y a trois ans en compagnie de son mari, Robert Brodeur, et de leurs deux fils, Jeffrey et Jérémy.

« On a vu des tornades se former. En vrai, c'est assez épeurant. »

Établi dans le quartier Willowbrook­, le clan Brodeur se considère toutefois chanceux d'avoir accès à l'électricité. Il peut donc rester en contact avec des proches du Québec.

La situation est encore plus préoccupante au centre-ville de Houston­. « Notre siège social est là-bas, et il est inondé sur trois étages ! », lance Mme Dion, responsable du dévelop­pement des ventes et services pour la multinationale Services Corporation­ International, qui gère 2000 cimetières et salons funéraires­ en Amérique­ du Nord. 

« C'est un peu chaotique »

L'ouragan Harvey se déplace lentement et continuera de faire des dommages au cours des prochaines heures, voire des prochains jours. Il est déjà acquis que Jeffrey, 14 ans, et Jérémy, qui a célébré ses 18 ans samedi ( !), ne retourneront pas à l'école cette semaine. 

Isabelle Dion craint également que l'eau ne finisse par s'infiltrer dans leur résidence. Confrontée à un stress constant, sa famille doit d'ailleurs composer de surcroît avec des consignes contradictoires. 

« Quand tu es à risque d'être inondé, ils disent d'aller au plus haut plancher. Mais quand il y a des alertes de tornades, ils disent d'aller au plus bas plancher. Alors, que fait-on ? C'est un peu chaotique », souligne la Césairoise­ d'origine.

Les leçons du verglas

Ayant notamment tiré des leçons de l'important épisode de verglas que le Québec a connu en 1998, la famille Brodeur s'assure toujours d'être prête à toute éventualité. « C'est dans notre nature, on a été élevés comme ça. On a toujours ce qu'il faut pour passer une semaine. On a de l'eau et pas mal de nourriture », confie Isabelle Dion. Le quatuor peut aussi compter sur l'appui de ses voisins, le déluge ayant soulevé un fort élan d'entraide. 

En cas d'urgence, les Brodeur contacteront l'armée, qui supervise les évacuations. « On ne pense pas en avoir besoin. Mais c'est mieux d'avoir un plan et de ne pas l'utiliser. On a des sacs à dos prêts, avec les passeports, de l'argent et les médicaments de mon mari. S'il le faut, ce sera ça. »

Une situation de dernier recours, toutefois, puisque Mme Dion a observé que la majorité des morts causées par Harvey sont survenues sur les routes...




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer