Une cérémonie à la mémoire de Martin Zarinana Ayala

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Une cinquantaine d'amis et de collègues de Martin Zarinana Ayala se sont recueillis, samedi soir, près de l'endroit où le travailleur mexicain a perdu la vie.

Julie Catudal

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Une touchante cérémonie s'est tenue samedi soir aux abords de la route 112, à Saint-Paul-d'Abbotsford, à la mémoire de Martin Zarinana Ayala, ce travailleur mexicain heurté à mort par une voiture, jeudi soir, alors qu'il rentrait chez lui au terme d'une soirée entre amis.

Trente-huit lanternes chinoises se sont envolées dans le... (Julie Catudal) - image 1.0

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Trente-huit lanternes chinoises se sont envolées dans le ciel, symbolisant les 38 années que le défunt a passées sur terre.

Julie Catudal

Geneviève Martin, Marie-Pierre Chartier-Gionest et l'amoureuse du défunt, qui a préféré ne pas être identifiée, avaient organisé la cérémonie mexicaine afin de permettre à ses proches de se recueillir. Une cinquantaine de personnes se sont réunies pour pleurer leur ami.

L'évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr François Lapierre, qui parle espagnol, a présidé la cérémonie. Autant la lumière que la peine ont été célébrées. Pour représenter la lumière montant vers le ciel, 38 lanternes chinoises ont été relâchées, sympolisant les 38 ans de vie sur terre de Martin.

Une centaine de chandelles ont aussi été allumées puisque, pour le peuple mexicain, la mort est autant la douleur que la lumière. 

L'hommage s'est déroulé près d'une croix plantée sur les lieux de l'accident. 

« Ils sont juste des travailleurs ici, sauf que ces travailleurs-là deviennent nos amis, a souligné Geneviève Martin. Ils sont de la famille, ils ont une place dans nos vies, ici. »

Martin Zarinana Ayala était le meilleur ami de Geneviève Martin et de Marie-Pierre Chartier­-Gionest­. Ils s'étaient d'ailleurs­ vus le soir du drame. 

« Ils sont allés au restaurant entre amis et en couples, laisse tomber Mme Chartier-Gionest. Ils sont revenus chez moi. Il retournait chez lui » quand l'accident s'est produit.

La victime travaillait à la Pépinière­ du Mont-Yamaska huit mois par année. L'argent qu'il y gagnait servait à aider ses filles, au Mexique.

« C'était un bon gars, un bon vivant, un bon rieur. Il était toujours là, toujours prêt à aider », raconte Marie-Pierre Chartier-Gionest.

Sa conjointe québécoise, avec qui il était en couple depuis quelques mois, était inconsolable. 

La cérémonie s'est déroulée tout en sobriété. La tristesse était palpable. Elle a débuté avec un mot du maire Robert Vyncke et s'est conclue avec l'envolée des lanternes.




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