Mario Boucher nie les accusations

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Les accusations déposées contre Mario Boucher n'ont pas lieu d'être, selon l'accusé.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Appelé à témoigner à son procès, Mario Boucher n'a pas tardé à nier les accusations de contacts sexuels, d'incitation à des contacts sexuels et de voies de fait envers une mineure qui lui sont reprochés.

« J'ai rien fait à (la plaignante, aujourd'hui âgée de 18 ans), a déclaré le Granbyen lorsque questionné par son avocate, Me Crystel Demers, vendredi. Je ne lui ai jamais touché. »

Le mouleur de 47 ans a ensuite détaillé de nombreuses photos de rénovations qu'il avait faites à son domicile de Roxton Falls, jadis, alors que la présumée victime faisait partie de son entourage (elle n'est pas parente avec lui).

« Est-ce pour démontrer que vous travailliez tellement que vous n'auriez pas eu le temps de commettre les infractions ? », a demandé le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec.

« Ça sera expliqué plus tard », a indiqué Me Demers.

Crises

Tout en niant avoir eu une échauffourée avec elle, M. Boucher­ a affirmé que la plaignante avait un tempérament colérique et imprévisible.

« Oui, j'étais sévère, mais elle faisait des crises et "bourassait" (NB : faisait beaucoup de bruit) dans la maison », a-t-il dit. Il a convenu qu'elle et lui n'avaient jamais été très proches.

Appelée aussi à la barre, la grand-mère de la jeune femme a été plus loin. Selon la sexagénaire, Mario Boucher se plaisait à dénigrer celle à qui, selon la poursuite, il aurait touché les organes génitaux et demandé des fellations alors qu'elle était âgée de 8 à 15 ans.

« Je voyais que (X) était malheureuse (une ordonnance de non-publication empêche de la nommer, ainsi que les témoins). Jeune, on n'avait pas de problèmes avec elle. Elle était toute douce, et est devenue agressive. »

Un ex-petit ami de la plaignante a soutenu que l'accusé la « traitait de folle » et lui donnait « des tapes sur les fesses ».

Pression

En début d'audience, la jeune femme a clos son témoignage en affirmant que l'éventuelle sentence que pourrait recevoir M. Boucher ne lui importait pas du tout.

Répondant aux questions de Me Élise Côté-Lebrun, de la Couronne, elle a dit avoir porté plainte pour « se libérer » et parce qu'elle a subi « beaucoup de pression » pour le faire.

« On me disait : il faut que tu en parles. Je sens qu'il ne m'a pas respectée, qu'il a gâché mon enfance. Et je ne voulais pas qu'il se passe quelque chose à ma soeur. »

Les parties se retrouveront bientôt en cour pour les plaidoiries finales. Entre-temps, M. Boucher, qui s'expose à une peine maximale de 14 ans de prison s'il est trouvé coupable, demeure en liberté sous conditions.




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