Un travailleur mexicain happé mortellement

Martin Zarinana Ayala, un travailleur mexicain âgé de... (Alain Dion)

Agrandir

Martin Zarinana Ayala, un travailleur mexicain âgé de 38 ans, a été happé mortellement sur la route 112, près de son domicile. Le conducteur impliqué dans l'accident a été traité pour un choc nerveux.

Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) La fin tragique d'un travailleur mexicain, happé par une voiture sur la route 112 jeudi soir à Saint-Paul-d'Abbotsford, relance la question de la sécurité sur la route provinciale. La municipalité cognera à nouveau à la porte du ministère des Transports pour éviter la répétition d'un tel drame.

« Martin était toujours souriant », confie Clément Paquette, l'employeur... (Janick Marois) - image 1.0

Agrandir

« Martin était toujours souriant », confie Clément Paquette, l'employeur de la victime.

Janick Marois

« Martin était toujours souriant », a confié vendredi Clément Paquette, qui employait Martin Zarinana Ayala depuis quelques années à son entreprise, la Pépinière du Mont Yamaska. 

Chaque année, le père de trois enfants quittait le Mexique pour s'installer à Saint-Paul-d'Abbotsford­ pendant quelques mois. Il était responsable de l'irrigation­ à la pépinière. 

L'annonce de sa mort a créé une onde de choc, notamment chez ses collègues de travail. 

« C'est une vraie tragédie. On ne sait pas ce qui s'est passé », laisse tomber Pierre-Marc Paquette, vice-président de la pépinière, qui loue des unités d'habitation aux travailleurs étrangers. « Certains viennent travailler ici quatre mois, d'autres huit. Ils font partie de la famille. C'est tellement de bonnes personnes... »

L'homme de 38 ans marchait sur la route 112 dans une zone de 50 km/h située près de chez lui lorsqu'il a été frappé par une voiture, vers 23 h. Le conducteur lui a aussitôt porté secours, mais en vain. Le piéton est décédé. L'automobiliste a été transporté à l'hôpital­ pour traiter un choc nerveux. 

La Sûreté du Québec enquête. Aucun élément criminel, dont l'alcool au volant, ne serait en cause dans cet accident jusqu'à maintenant. 

Une autopsie sera pratiquée sur la victime. Une inspection mécanique sera également réalisée sur le véhicule du conducteur.

La sécurité remise en doute 

Ce n'est pas la première fois qu'on déplore le manque de sécurité sur la route 112 à Saint-Paul-d'Abbotsford. Déjà en 2015, le conseil municipal avait demandé au ministère des Transports d'abaisser la limite de vitesse de 70 km/h à 50 km/h dans le secteur de la pépinière. La municipalité avait toutefois essuyé un refus. 

Le président de la pépinière avait fait savoir là ce moment-là qu'il jugeait le secteur dangereux, notamment pour ses clients et pour ses employés qui doivent traverser­ constamment la route 112. 

Le maire de la municipalité, Robert Vyncke, estime que le ministère des Transports doit agir. « Des situations malencontreuses comme celle survenue hier (jeudi) soulignent encore plus la nécessité de convaincre le MTQ de nous aider », dit-il. « L'achalandage est très important sur la route 112. Ça prend parfois des minutes d'attente avant de pouvoir traverser », ajoute-t-il. 

Les élus demandent notamment au ministère des Transports - responsable des routes provinciales - d'aménager des traverses piétonnières aux extrémités de la municipalité, c'est-à-dire à la hauteur du rang de la Montagne, de la rue Codaire et de la Villa Fortier. 

La municipalité reviendra à la charge auprès du Ministère dans ce dossier. 

La députée d'Iberville, Claire Samson­, a acheminé un message au maire de Saint-Paul-d'Abbotsford­ à la suite de l'accident. Elle y indique que cette tragédie confirme les inquiétudes sur la sécurité de la route 112. La députée assure qu'elle poursuivra le travail pour améliorer la situation.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer