La région prête à embarquer

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La Ville de Farnham, dont on voit ici le maire Josef Hüsler, souhaite créer un mouvement d'entraînement pour que se concrétise le projet de longue haleine.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) En s'engageant la première à hauteur de près d'un demi-million dans le projet de train de passagers, la municipalité de Farnham- souhaite créer un mouvement d'entraînement pour que se concrétise l'initiative de longue haleine. Et il semble que cet enthousiasme soit partagé par bien des représentants de municipalités- concernées.

C'est du moins ce qu'a pu constater La Voix de l'Est, mardi, au terme d'une rencontre qui s'est tenue à Bromont entre le promoteur du projet, François Rebello et les élus de nombreuses villes à proximité du réseau ferroviaire. 

Pour le maire de Farnham, Josef Hüsler, il n'était pas question de rester dans les blocs de départ. « Ça fait des années qu'on souhaite avoir un train de passagers dans la région. Il est temps de passer à l'action », a-t-il lancé en entrevue. C'est ce qu'ont fait les élus en endossant par voie de résolution lors de la récente séance du conseil l'octroi de 46 496 $ par an durant 10 ans à la Fondation Trains de nuit, qui chapeaute l'initiative. 

Notons que le montage financier prévoit que l'ensemble des municipalités injectera 8 M $. Sherbrooke- assumerait la plus grande part de l'enveloppe en déboursant 3 M $ échelonnés sur une décennie. De son côté, Bromont, qui disposerait d'une des deux gares de la région avec Farnham, contribuerait à hauteur d'un million au cours de la même période, tandis que Lac-Brome devrait accorder près de 115 000 $. Sutton, Brigham et Cowansville devraient consentir chacune 75 000 $. 

« Le projet de train pourra certainement compter sur l'appui [financier] de Lac-Brome », a indiqué le maire Richard Burcombe, souhaitant qu'une décision soit prise « avant les élections ». Idem à Cowansville, qui est impliquée dans le projet depuis la première heure. « J'ai pris la précaution de demander à tous les conseillers municipaux disponibles de venir à la rencontre d'aujourd'hui (mardi) pour accélérer les discussions », a mentionné le maire Arthur Fauteux à La Voix de l'Est.

Le directeur général de Bromont, Éric Sévigny, abondait dans le même sens. « On veut clairement que le dossier avance. Les élus seront appelés à trancher au sujet du soutien financier de Bromont à la séance du conseil de septembre. [...] Depuis le début, on est partenaires dans cette aventure. Et on pense que les bénéfices seront plus grands que les dépenses associées au projet », a-t-il soutenu.

Sherbrooke joue de prudence

De son côté, le conseiller municipal sherbrookois Bruno Vachon est demeuré plutôt évasif au sujet d'une éventuelle implication financière de la municipalité. 

« Je suis ici en éclaireur, a-t-il lancé d'entrée de jeu. [...] Avec ce qu'on a comme information de la part de M. Rebello [le projet] semble intéressant. Mais il faut prendre le temps d'évaluer les choses de façon globale. C'est ce qu'on fera chez nous avant de prendre une décision pour un tel investissement », a fait valoir le président de la Société de transport de Sherbrooke, indiquant que les élus devraient se positionner « le plus rapidement possible ». « Tout le monde veut avoir un train de passagers, de la mobilité durable. C'est évident qu'il faut profiter du momentum- s'il y en a un », a-t-il ajouté. 

Deux axes

Outre le fait de permettre le transport de passagers, l'amélioration des infrastructures ferroviaires pour atteindre des vitesses avoisinant l'automobile permettrait l'essor du transport de marchandises. D'ailleurs, la zone industrielle près de l'école de La Chantignole est l'un des endroits stratégiques préconisés par Bromont pour aménager la future gare, a fait valoir M. Sévigny. Le maire de Farnham n'a toutefois pas voulu s'avancer à ce sujet. Notons que la MRC Brome-Missisquoi- se servirait notamment d'une partie de l'enveloppe consentie par les municipalités en périphérie des deux gares pour mettre en place un service de navettes.

« Le projet de train est primordial pour favoriser le développement industriel et commercial, a affirmé le directeur général de la MRC Brome-Missisquoi, Robert Desmarais. Il faut sortir les camions des routes qui convergent vers les grands centres économiques qui sont incroyablement congestionnés. Et pour ça, il faut revenir au chemin de fer. C'est incontournable. »




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