Granby dit non au Spectacle aérien des Cantons-de-l'Est

« Notre lit est fait » en ce qui concerne... (Janick Marois)

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« Notre lit est fait » en ce qui concerne la participation de Granby aux activités de l'aéroport Roland-Désourdy et « on ne reviendra pas là-dessus », a dit le maire de Granby, Pascal Bonin.

Janick Marois

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Granby maintient sa position de retrait envers l'aéroport Roland-Désourdy de Bromont et n'investira pas dans son prochain spectacle aérien, a déclaré la Ville à son assemblée municipale, lundi.

Rien n'empêche toutefois les organisateurs de faire une demande à l'organisme Granby Industriel pour louer des emplacements lors de cet événement qui se tiendra les 15, 16 et 17 septembre, a précisé le maire Pascal Bonin. Mais du côté de la Ville, « notre lit est fait » en ce qui concerne l'aéroport, et « on ne reviendra pas là-dessus ».

« Le débat a déjà eu lieu et on n'a pas changé d'idée, a dit le maire en mêlée de presse. L'an prochain, on met fin à ça (NDLR : la participation de Granby au financement de l'aéroport, partagé avec Bromont et Cowansville). On donne plutôt le 100 000 $ à Granby Industriel. Après 25 M$ d'investis en 25 ans, on met fin à l'aventure. »

Il y a longtemps que Granby juge non rentable l'investissement dans l'aéroport. « On n'y voit pas de retombées économiques, dit M. Bonin. On sait que 85 % des vols sont des vols de plaisance, et une ville n'a pas à subventionner des vols de plaisance. »

Le maire en a rajouté en soulignant qu'« on ne demande pas à Bromont de financer le Festival de la chanson ». « Mais je n'ai rien contre le spectacle aérien, j'ai plein d'amis qui y participent. » Il ne croit pas que la décision de la Ville met le spectacle aérien en péril.

C'est donc une fin de non-­recevoir pour l'événement qui demandait à Granby une participation de 25 000 $ sous la forme de location de chapiteaux et de fournitures municipales. Le conseil municipal s'est prononcé unanimement­ contre cette motion.

Michel Mailhot s'emporte

L'assemblée a aussi donné lieu à une prise de bec entre Pascal Bonin et le conseilleur municipal Michel Mailhot. Ce dernier s'est opposé à l'intention de la Ville de hausser de 1,5 % à 3 % le taux du droit de mutation - communément appelé taxe de Bienvenue - pour les bâtiments dont la valeur excède 500 000 $.

M. Mailhot s'est prononcé contre cette mesure qui, à son avis, n'est qu'une façon de taxer davantage les citoyens alors que l'actuel conseil se targue plutôt d'abaisser leur fardeau financier. « C'est 100 % d'augmentation!, a tonné le conseiller, qui est aussi courtier immobilier. On dit qu'on ne veut pas taxer les Granbyens, mais là, on le fait. Je comprends que la Ville se cherche des revenus, mais là... »

Refusant de se laisser démonter, le maire Bonin a répondu que les municipalités québécoises cherchent depuis des années à augmenter leurs sources de revenus et qu'il ne voit rien de mal à taxer les plus riches. En cela, il a été appuyé par le conseiller Robert Vincent en ces mots : « pour donner des services aux citoyens, ça prend de l'argent ».

« Si on ne prend pas l'argent dans la poche de ceux qui ont les moyens de s'acheter des maisons de plus de 500 000 $, on va le prendre où ? », a dit le maire.

En mêlée de presse, Pascal Bonin a souligné qu'il a été élu pour la classe moyenne et non pour les riches, rappelant que seule une minorité de constructions à Granby­ valent plus d'un demi-­million, et que la moyenne des bâtiments et habitations­ se situe plutôt à 234 000 $.




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