Boues usées à Waterloo: des baisses spectaculaires

L'ensemencement de bactéries dans les étangs aérés a... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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L'ensemencement de bactéries dans les étangs aérés a entraîné une baisse de près de 50 % des boues usées.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Le recours à l'ensemencement de bactéries dans les étangs aérés de l'usine d'épuration des eaux de Waterloo a eu un effet marqué sur la quantité de boues usées produites cette année.

À la suite de ce traitement biologique, la municipalité estime à près de 50 % la diminution des boues usées. « On ne peut pas garantir à 100 % que c'est grâce aux bactéries, mais le résultat est spectaculaire. On ne s'attendait pas à ça », affirme le directeur général de la municipalité, Louis Verhoef. 

L'usine de la rue Allen Est dispose de quatre étangs aérés. Chaque année, la quantité de boues usées y est mesurée. « Et ça augmentait tout le temps », fait remarquer M. Verhoef.

« Quand le moment a été venu de faire vidanger les boues, ça montait à 300 000 $. On a donc essayé les bactéries dans l'espoir de retarder la vidange. »

Pour ce faire, la Ville a arrêté son choix sur Les Traitements Bio-Bac de Sherbrooke. 

Le traitement d'un an a débuté en juin 2016. Pour dégrader les boues accumulées, des bactéries ont été ensemencées directement dans les étangs à l'été et à l'automne. Mais la Ville s'est aussi attaquée à la source du problème, en en versant directement dans ses égouts toutes les deux semaines. 

« Dans le réseau, on a eu l'aide de résidants de Waterloo, qui versaient le produit - qui a l'allure d'une poudre blanche - directement dans leur toilette », explique le dg.

À la surprise de tous, en juin 2017, non seulement la quantité des boues usées accumulées avait diminué de près de la moitié, mais l'apport de nouvelles boues était nul. 

Les résultats - et les coûts, que M. Verhoef estime à environ 20 000 $ par année - ont convaincu les élus d'autoriser, cette semaine, la poursuite du traitement. Un contrat de 12 299,09 $ a été accordé à la firme Traitements Bio-Bac pour conclure 2017 et débuter 2018. 

Le maximum

Le propriétaire des Traitements Bio-Bac, André Proulx, explique que ce sont les bactéries hétérotrophes qui « mangent » naturellement les matières organiques. 

Selon lui, on constate généralement une diminution de 20 % à 50 % des boues usées avec ce traitement. 

« Ça varie beaucoup. Mais la Ville de Waterloo est allée chercher le maximum de dégradation de la matière organique. Les employés ont appliqué le traitement avec beaucoup d'assiduité », fait-il remarquer.

« Là, on traite à la fois ce qui reste dans les étangs et l'entrée à la source. C'est sûr que la quantité de boue va encore réduire, même si ce sera moins spectaculaire que la première année », prévient toutefois M. Proulx.

Aucune autre municipalité de la région n'utilise le procédé mis de l'avant par son entreprise.




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