Allégations de maltraitance d'un chameau: le Zoo de Granby se défend

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La vidéo, captée le 6 août dernier, a été vue plus de 5000 fois. On peut y apercevoir un gardien du zoo tirer sur le harnais de l'animal afin de le faire avancer alors qu'il transporte une jeune fille.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Un chameau du Zoo de Granby a-t-il été maltraité la semaine dernière par un employé ? C'est ce que laisse entendre une vidéo diffusée sur les médias sociaux il y a quelques jours. Le Zoo assure pour sa part qu'en aucun cas, l'animal n'a subi de sévices.

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« Ce genre d'accusation là est très, très grave, surtout quand c'est fait hors contexte », a ajouté Karl Fournier, directeur des soins animaliers du Zoo.

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La vidéo, captée le 6 août dernier, avait été vue plus de 5000 fois en fin de journée, lundi. On peut y apercevoir un gardien du Zoo tirer sur le harnais de l'animal afin de le faire avancer alors qu'il transporte une jeune fille.

« N'importe quoi. Pauvre chameau­, checkez le chameau, il veut tellement pas ! Il l'oblige, il le tire pis toute. Fuck, c'est quoi ces personnes-là ? » s'écrie l'auteure de la vidéo, diffusée en direct sur Facebook. 

« T'as vu comment il maltraite les animaux ? , demande-t-elle ensuite à son accompagnateur, hors caméra. Pauvre petit bébé, voyons donc. (...) Maltraitance, live ! »

Plusieurs internautes ont immédiatement crié à la cruauté animale, réclamant illico un boycottage du Jardin zoologique. À l'inverse, d'autres personnes ayant vu la vidéo ont souligné que l'animal semblait fatigué, et qu'il devait d'abord se délester de sa passagère avant d'aller se reposer ; certains ont fait valoir qu'une balade à dos de chameau n'était pas différente d'une montée à cheval.

Après avoir visionné la vidéo, un internaute a interpellé la SPCA Montérégie. Bien que l'organisme s'oppose à toute forme d'exploitation des animaux, et ce, par n'importe quelle organisation, on considère qu'il n'y a pas eu de cruauté animale dans le cas du chameau du Zoo de Granby. « Dans la vidéo, on voit que l'employé tire sur le licou du chameau, mais il ne le frappe pas, il ne lui donne pas de coup de pied, il ne le brutalise pas. Ce n'est pas, à nos yeux, de la maltraitance », souligne Cindy Haché, une bénévole au sein de l'organisme. Celle-ci rappelle que si les gens ont des inquiétudes quant au traitement réservé à un animal, ils doivent s'adresser au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, qui est responsable­ de la question.

« Accusations très graves »

Mis au parfum par La Voix de l'Est, le Zoo de Granby a tenu à rétablir les faits après avoir visionné la vidéo en compagnie de l'un de ses vétérinaires. On déplore la facilité avec laquelle des « propos mensongers » se répandent comme une traînée de poudre sur les médias sociaux sans que les allégations aient d'abord été vérifiées. 

« Il y a eu zéro maltraitance, a martelé Élaine Plamondon, directrice, communications et marketing du Jardin zoologique. Des accusations comme ça nous font de la peine. Ce sont des propos qui viennent nous chercher. Le bien-être des animaux nous tient à coeur : c'est notre priorité. »

« Ce genre d'accusation là est très, très grave, surtout quand c'est fait hors contexte », a ajouté Karl Fournier, directeur des soins animaliers du Zoo. 

« On est loin d'être en situation de maltraitance, ajoute-t-il. Dans ce cas-là, le chameau ne semblait pas prêt à repartir pour un tour, mais en aucun temps, l'employé ne lui a infligé de punition. Quand les gens s'insurgent qu'il le tire, il faut comprendre que le harnais sert au gardien pour guider le chameau, pour indiquer à l'animal vers où aller. »

Si le chameau n'avait vraiment pas voulu poursuivre sa route, le chamelier n'aurait eu aucune manière de le forcer à avancer, affirme M. Fournier. Le poids du mammifère peut en effet se situer entre 1000 et 2000 livres, rendant bien dif­ficile le fait de tirer l'animal. « Ce sont des animaux très puissants, mais on applique des règles très strictes pour ne pas trop les faire travailler­ », avance le vétérinaire. 

Ainsi, les trois chameaux adultes chargés de balader les visiteurs travaillent en rotation, et ce, pour un maximum de cinq heures chaque jour. Ils bénéficient aussi de temps de repos, et la charge qui leur est imposée ne dépasse jamais 200 lb, bien qu'ils soient capables d'en porter le triple, voire le quadruple. « On limite le poids par choix, pour ne pas les pousser inutilement au maximum de leurs capacités », précise M. Fournier.




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