Entente intermunicipale de loisirs: Roxton Pond revient à la charge

Le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon, n'est... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon, n'est pas d'accord avec la méthode de calcul utilisée par Granby dans sa nouvelle entente intermunicipale de loisirs.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Après avoir dit non à la nouvelle offre de loisirs de la Ville de Granby, la municipalité de Roxton Pond espère maintenant d'en arriver à une entente avec sa voisine. Celle-ci, cependant, fait la sourde oreille.

«La Ville de Granby refuse notre proposition. On est dans une impasse», a déploré le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon, jeudi. Lui et le directeur général de sa municipalité, Pierre Martin, ont rencontré cette semaine le maire Pascal Bonin et le directeur général Michel Pinault pour discuter de la possibilité de renouveler l'entente, en modifiant toutefois certaines modalités.

Comme 13 autres municipalités de la région, Roxton Pond avait refusé, en juin dernier, de poursuivre son entente-loisirs avec la ville-centre, en raison de la hausse des tarifs prévue pour les cinq années du prochain contrat. «L'augmentation est trop drastique. La poire est coupée en deux pour les deux prochaines années, mais après, c'est 131 $ par carte-loisirs, plus l'indexation. On ne peut pas payer ce montant-là », avait alors déclaré Raymond Loignon.

Or, sa municipalité est récemment revenue sur sa décision. «On était prêts à signer l'entente, mais en prenant connaissance du protocole, on s'est rendu compte que ça ne fonctionnait pas», laisse entendre M. Loignon. Ce n'est plus la hausse des tarifs annoncée par carte-loisirs (65 $ pour 2017-2018, puis 98 $, 131 $, 134 $ et 138 $ les années suivantes) qui freine Roxton Pond. Elle payerait la moitié du montant et la balance serait aux frais des usagers roxtonais.

Ce qui l'agace, c'est la façon dont les versements sont calculés. «Au 1er janvier 2018, la Ville de Granby nous demanderait de payer pour les 940 citoyens qui ont utilisé les services de loisirs l'an dernier. Mais c'est sûr que ce nombre va baisser de moitié. On propose donc de payer plus tard, en fonction du nombre réel de cartes-loisirs, explique M. Loignon. On n'a pas les moyens de payer pour des cartes fictives!»

La suggestion n'a pas reçu l'accueil espéré. «Granby ne veut pas. Vont-ils changer d'idée? Ça ne regarde pas bien», constate le maire sortant, qui souhaite quand même réunir prochainement les membres de son conseil pour en discuter et soumettre une proposition en bonne et due forme à la Ville de Granby. 

C'est non

Pour Pascal Bonin, pas question de gérer les exceptions. «Je n'ouvrirai pas dix ententes pour une entente», dit-il, en avouant que Roxton Pond n'est pas la seule municipalité à avoir tenté de négocier certaines conditions.

«Les gens de Roxton Pond sont les bienvenus chez nous. Je respecte beaucoup M. Loignon et je regrette qu'on ne puisse pas s'entendre.»

Ce dernier rappelle que c'est le nombre de cartes-loisirs présentement en circulation qui sert de base de facturation, et non la quantité qui serait émise en 2018, si la municipalité acceptait de renouveler son entente. 

«Je compare ça à un abonnement à un club d'entraînement; on paye en s'inscrivant, pas à la fin en fonction du nombre de fois où on est allés. On ne peut pas accepter ça.»




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