Aréna à Saint-Césaire: les élus n'abandonnent pas

Le maire Guy Benjamin a eu à défendre... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

Agrandir

Le maire Guy Benjamin a eu à défendre tant la décision de l'hôtel de ville de fermer précipitamment l'aréna que celle de ne pas procéder immédiatement à sa démolition.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Malgré la fermeture précipitée de l'aréna Guy-Nadeau, les élus de Saint-Césaire ne sont pas prêts à abandonner l'idée d'avoir un aréna chez eux, à condition d'obtenir une aide financière. « Il faut aller au bout de tout ça », a clamé le maire Guy Benjamin.

« Laissez-nous au moins minimalement vous présenter un projet. Après, vous jugerez », a plaidé le maire devant les presque 200 citoyens ayant assisté mardi à la séance régulière du conseil municipal qui s'est tenue, pour l'occasion, dans un gymnase du complexe sportif de la municipalité.

L'idée de rénover l'aréna actuel avait été retenue au détriment de la construction d'une nouvelle glace, il y a quelques années, en raison du coût élevé de l'opération. Or, l'état du bâtiment est tel qu'un projet de rénovation reviendrait à peu près aux mêmes coûts. « Il n'y a que le toit qu'on pourrait garder, a indiqué M. Benjamin. Et éventuellement, il serait à refaire. On doit regarder pour en construire un neuf. »

Cible de sept millions

Des représentants de la municipalité allaient d'ailleurs visiter un aréna dans la région de Québec, jeudi, en compagnie de la firme qui l'a construit. Cela permettra à Saint-Césaire de déterminer si un tel projet l'intéresse, et à quel coût. 

« On se donne comme cible sept millions. Tant mieux si c'est moins cher », a affirmé le maire.

Celui-ci a rappelé qu'à plusieurs reprises au cours des cinq dernières années, des solutions pour faire de l'aréna Guy-Nadeau une infrastructure régionale gérée par un organisme sans but lucratif représentant toutes les municipalités utilisatrices ont été rejetées par les villes voisines. 

« Ça prend un projet modeste. Il faut respecter notre capacité à payer, parce que ça se peut qu'en bout de ligne, ce soient les gens de Saint-Césaire qui paient toute la facture », a fait savoir M. Benjamin, ajoutant que tout règlement d'emprunt serait soumis à un référendum citoyen. Le maire a également rappelé que personne ne s'était prononcé contre l'emprunt de 1,9 million pour financer la réfection du complexe sportif.

Il est dans l'intention de Saint-Césaire de déposer une nouvelle demande au programme Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités (FPC). Le prochain appel de projets devrait avoir lieu au cours de la prochaine année, nous a fait savoir la directrice générale Isabelle François.

Entretien onéreux

Mardi, le maire Benjamin a eu à défendre tant la décision de l'hôtel de ville de fermer précipitamment l'aréna que celle de ne pas procéder immédiatement à sa démolition. 

« Dans la semaine suivant la fermeture, on a déployé tous les efforts pour faire réaliser des expertises. Malheureusement, le rapport de l'ingénieur nous suggérait d'enlever 80 000 livres de poids dans la structure du bâtiment pour pouvoir rouvrir l'aréna. Des travaux qui nous auraient coûté environ 215 000 $, explique le maire. « Même si on avait investi, on aurait peut-être encore eu des surprises », ajoute-t-il.

Cette facture se serait ajoutée aux quelque 230 000 $ investis par la municipalité, depuis 2011, pour entretenir l'aréna et ses équipements. Du montant, une analyse de la qualité de l'air, le nettoyage des systèmes de ventilation et des travaux de nettoyage et de décontamination, qui représentent un peu plus de 16 000 $, ont été défrayés cette année. « On a découvert la présence de champignons dans le système de ventilation et derrière des panneaux dans la chambre des joueurs. On n'a pas pris de chance, on a tout fait nettoyer. »

Pendant la même période, environ 202 850 $ ont aussi été investis en expertises de toutes sortes, telles des mesures de tassement de sol et des études pour la rénovation de l'aréna actuel, la construction d'une nouvelle infrastructure et la gestion par un organisme intermunicipal de l'endroit. C'est sans compter les quelque 25 000 $ qu'ont coûté les expertises en génie effectuées sur le bâtiment depuis le début de 2017.

« Cet aréna-là, c'est comme quelqu'un qui a le cancer en phase terminale, a illustré le maire. On l'a maintenu en vie pendant plusieurs années. On pourrait continuer à mettre de l'argent dedans, mais peu de temps après, il pourrait aussi tomber une autre tuile. »

Près de 200 personnes ont assisté à la... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 2.0

Agrandir

Près de 200 personnes ont assisté à la séance régulière du conseil municipal quis'est tenue, pour l'occasion, dans un gymnase du complexe sportif de la municipalité.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Un coup de pouce au CPA

Mardi, Saint-Césaire a accordé une aide financière de 12 000 $ à son Club de patinage artistique afin de pallier le déficit engendré par la hausse de coûts qu'engendre la relocalisation de ses membres dans des arénas périphériques pour la prochaine année. Il n'est pas exclu que par la suite, d'autres sommes pourraient être versées, cette fois-ci aux patineurs.

« Le club est le seul organisme qui a présenté une demande formelle de financement à la Ville, soutenue par des documents », a précisé Isabelle François lors d'un court entretien téléphonique, mercredi.

Si le CPA a pu se reloger ailleurs, il en va autrement pour les différentes ligues de hockey, dont le hockey mineur. Plusieurs jeunes joueurs pourraient devoir se trouver une autre activité de loisir si une solution n'est pas rapidement trouvée, car les heures de glace dans la région se font plus que rares.

Appui moral de la CSDHR demandé

Mardi, la municipalité a adopté unanimement une résolution afin de déposer à nouveau une demande de subvention auprès de Québec. Rappelons que Saint-Césaire avait essuyé un refus à sa première demande, en mars, en raison d'un manque de fonds disponibles.

Pour appuyer cette nouvelle demande, la Ville espère obtenir l'appui moral de la Commission scolaire des Hautes-Rivières, car la fermeture de l'aréna aura des répercussions importantes sur la pratique des activités sportives et récréatives, a lu la directrice générale Isabelle François.

L'école secondaire Paul-Germain-Ostiguy accueille 500 élèves, et l'école primaire Saint-Vincent accueillera 450 écoliers à la prochaine rentrée. Ces écoles disposaient d'une trentaine d'heures de glace par semaine. « Ce sont des usagers importants de l'aréna, a ajouté Mme François. L'aréna, en tant qu'infrastructure d'intérêt régional, contribue à la qualité de vie des étudiants. »




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer