Groupe Santé Bromont: ensemble pour un meilleur milieu de vie

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C'est le projet de création du parc des Sommets qui a inspiré le Dr Jacques Ricard à mettre sur pied le Groupe Santé de Bromont.

Alain Dion

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Bromont) La santé des Bromontois, pour et par sa population. Un regroupement composé de professionnels de la santé et de citoyens verra bientôt le jour afin de faire de la municipalité un lieu où il fait encore mieux vivre.

C'est le projet de création du parc des Sommets qui a inspiré l'instigateur du groupe, le Dr Jacques Ricard. « Ce projet-là correspond en tous points à ma conception de la santé, en ce sens où l'environnement, la nature, contribuent à améliorer notre état », explique le médecin de famille à la préretraite ayant notamment oeuvré à Cowansville.

« Je souhaitais m'investir dans ma localité, dit-il. Le parc rentre exactement dans ce concept-là, c'est ce qui a fait le déclic. »

Le projet de Groupe Santé Bromont­ s'inscrit par ailleurs dans la démarche Villes et Villages en santé, un réseau de 225 municipalités québécoises bénéficiant d'initiatives citoyennes dont l'objectif est de « bâtir des environnements­ favorables à la santé ».

« À ce moment-là, je me suis dit : pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas un groupe de santé à Bromont ? Je pense personnellement qu'on obtient un plus grand impact si on fait des actions locales, qui sont adaptées aux besoins de la population, que si on pose des initiatives à grande échelle », explique le Dr Ricard.

Ce dernier a approché différents professionnels de la santé - dentiste, pharmacien, physiothérapeute, professeur de yoga, pour ne nommer que ceux-là - désireux de partager leur expertise et de contribuer à une meilleure santé collective. Tous sont fort emballés par son initiative­, souligne­ le médecin.

Les citoyens sont aussi les bienvenus à prendre part au mouvement. « Le groupe est ouvert à tous ceux qui ont la santé à coeur », ajoute-t-il.

Prévenir et promouvoir

La mission du Groupe Santé de Bromont sera à définir par les membres qui le composeront. Deux orientations devront toutefois les guider, à savoir le désir de s'impliquer au bénéfice de la communauté et le soutien aux initiatives environnementales et favorables à la santé.

« Il s'agit de regrouper les forces vives de notre communauté pour y aller dans une optique de prévention et de promotion de la santé », soutient l'instigateur du groupe.

« Parfois, la population ignore que certains professionnels offrent des services précis, poursuit-il. Autrement, on gagnerait tous à être mieux informés sur différents enjeux liés à la santé. »

Les activités du groupe pourraient prendre la forme de conférences, de capsules informatives ou d'activités­ en lien avec cette optique.

Une conférence et une collecte de fonds

Comme la création du parc des Sommets entre en ligne directe avec les valeurs prônées par le Groupe Santé Bromont, l'organisme a choisi de soutenir le projet financièrement, notamment par une collecte de fonds. On espère ainsi amasser 50 000 $. Un objectif fort ambitieux, reconnaît le Dr Ricard, mais déjà bien entamé. 

On fera le point sur la campagne, le 13 septembre, lors du lancement officiel du groupe qui aura lieu au Château Bromont. Pour marquer le coup, une conférence du cardiologue réputé François Reeves sera organisée entre 17 h et 19 h. Il sera possible d'y assister au coût de 20 $ par personne.

Lors de cette soirée de découvertes, le Dr Reeves entretiendra les participants des liens entre l'environnement et la santé humaine. Une autre activité s'inscrivant parfaitement dans la vision du Dr Ricard et du Groupe Santé Bromont.

« On va profiter de cette conférence-là pour se réunir et donner le coup d'envoi du groupe en annonçant les premiers membres. À partir de là, on pourra déterminer ensemble ce qu'on fait pour la suite », indique le Dr Ricard.

Tout don de 30 $ et plus sera admissible à un reçu d'impôt. Les personnes intéressées à obtenir davantage d'informations sur le Groupe Santé Bromont ou sur la soirée-conférence peuvent communiquer avec le Dr Ricard par courriel à spjricard@hotmail.com.

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L'amélioration de la santé de l'humain passe indubitablement par la préservation de la nature, croit le cardiologue François Reeves.

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Protéger le «poumon de la Terre»

L'amélioration de la santé de l'humain passe indubitablement par la préservation de la nature, croit le cardiologue François Reeves. Le 13 septembre prochain, le professeur agrégé de médecine au Département de santé environnementale et au travail de l'Université de Montréal viendra entretenir les sympathisants du Groupe Santé Bromont de la relation entre l'homme et l'arbre. 

« L'arbre crée un milieu sain et serein pour l'homme », soutient l'auteur de trois ouvrages sur l'impact de l'environnement sur la santé, dont le plus récent, Arbres en lumière, approfondit le sujet qui fera l'objet de la conférence. S'appuyant sur des études, le chercheur relève que les milieux boisés contribuent de façon significative à l'amélioration de la santé humaine. L'adage voulant que les forêts soient le poumon de la Terre est on ne peut plus vrai. 

« Un arbre, c'est un grand filtre à air. Aux États-Unis, les arbres éliminent environ 17 millions de tonnes de smog par année. Cela représente 6,8 milliards de dollars en soins de santé qui n'ont pas été dépensés », illustre le Dr Reeves. 

L'Organisation mondiale de la Santé­ évalue à sept millions par année le nombre de décès attribuables uniquement à la pollution atmosphérique, soit une mort sur huit dans le monde. Au Canada, cette même pollution entraîne des coûts annuels en santé de 35 milliards de dollars, ajoute-t-il. « On ne parle pas que de mortalité, mais aussi de toutes les maladies qui sont causées par la mauvaise qualité de l'air, dit-il. On vit toujours mieux qu'à New Delhi (en Inde), mais on peut toujours s'améliorer. »

La recherche prouve également qu'à l'inverse, un environnement moins pollué abaisse les taux de mortalité et de maladies cardiovasculaires. « Des centaines d'études démontrent que la présence de forêts urbaines améliore tous les paramètres de santé, du psycho­logique au sociologique en passant par le cardiovasculaire et le neuro­logique. Les espaces verts encouragent les activités extérieures et les relations sociales. Il y a moins de mortalité cardio­vasculaire en milieu vert, en particulier chez les défavorisés­ », souligne François Reeves.

« Il a été prouvé que les enfants ayant été peu en contact avec la nature souffrent davantage d'asthme et d'allergies. Des recherches effectuées auprès d'une communauté amish ont démontré qu'aucun enfant là-bas ne souffre d'asthme, tout simplement parce qu'ils ne sont pas exposés à la pollution », relève ensuite le cardiologue.

Renverser la vapeur

Malheureusement, la moitié des forêts de la planète ont été décimées par l'humain. Il est toutefois possible de renverser la vapeur en reboisant et en préservant les zones vertes existantes. 

Comme c'est le cas dans le projet du parc des Sommets, le Dr Reeves se réjouit de remarquer une préoccupation croissante de reboiser et de protéger les zones vertes.

« En arborisant, on fait en sorte de chasser les ilots de chaleur, note l'instigateur de la Journée de l'Arbre de la santé, qui en sera à sa 10e mouture le 27 septembre prochain. En même temps, planter un arbre, c'est offrir des bénéfices à nos enfants, dans une cinquantaine d'années. C'est pourquoi il est aussi important de protéger les boisés autour de soi. »




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