Detectick pique la curiosité

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Alexandre Guertin est le développeur derrière l'application Detectick, qui permet de détecter rapidement les tiques.

Catherine Trudeau

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) C'est la folie depuis quelques jours pour le Granbyen Alexandre Guertin. Depuis sa première apparition dans un quotidien montréalais, son application Detectick fait parler partout au Québec, et même à l'extérieur des frontières provinciales. L'application permet à tout utilisateur de déterminer s'il est en présence d'une tique. Une proposition qui arrive à point nommé avec la recrudescence des cas de maladie de Lyme transmise par les tiques à pattes noires.

Detectick est le fruit d'un mois de travail. En cherchant une idée d'application à créer durant ses vacances, l'étudiant à la maîtrise a constaté à quel point les tiques étaient un sujet chaud dans l'actualité. 

« Je me suis dit que je pourrais probablement faire un outil qui n'a pas été fait pour aider le monde avec les tiques », explique-t-il.

Le concept est simple. L'utilisateur prend une photo de ce qu'il soupçonne d'être une tique, qu'elle soit en train de s'abreuver sur un être vivant ou en mouvement, et l'intelligence artificielle donne un pourcentage de probabilité relativement au fait qu'il s'agit bien d'une tique. Plus une photo sera claire, plus l'intelligence artificielle pourra fournir un résultat précis. Par contre, comme l'indique l'application, le résultat ne remplace pas un avis ou un diagnostic médical. 

« L'application détecte toutes les tiques. Elle ne te dit juste pas la sorte. C'est une intelligence artificielle qui a été entraînée avec des milliers de photos », mentionne son créateur.

Le jeune homme de 26 ans a été approché pour améliorer son application.

« L'INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) m'a contacté parce qu'ils voudraient une nouvelle version de l'application qui pourrait détecter la sorte de tique. Ça pourrait être utile, par exemple, pour les médecins. Ce ne sont pas toutes les espèces qui sont porteuses de la maladie de Lyme. Il y a aussi la propriétaire de eTick.ca qui m'a contacté. C'est une plateforme en ligne qui permet d'envoyer des photos de tiques et il y a des professionnels qui identifient la sorte de tique. Ça serait probablement avec eux que la collaboration se ferait », explique-t-il.

Au Canada, il en existe environ 40 espèces, dont certaines peuvent transmettre la maladie de Lyme, selon la Fondation canadienne de la maladie de Lyme. Mais ailleurs dans le monde, d'autres maladies sont aussi transmises de cette façon. 

Des centaines de téléchargements ont été faits depuis moins d'une semaine, tant sur les téléphones intelligents Android qu'Apple, mais aussi sur les tablettes électroniques. Alexandre Guertin a même des abonnés en Suisse et en Suède.

Sensible à la sécurité informatique, son domaine d'études, il s'est par ailleurs assuré que Detectick soit sécuritaire. « Il n'y a pas de connexion Internet. J'ai fait en sorte que l'application soit entièrement locale. La photo ne sera jamais partagée et aucun serveur ne la reçoit », dit le Granbyen.

Un site Web et une page Facebook ont aussi été créés pour informer les internautes au sujet du fonctionnement et de la politique de confidentialité.




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