Journée du patrimoine agricole de la famille Riendeau

Lucien Riendeau et son épouse Éliane, qu'on voit... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Lucien Riendeau et son épouse Éliane, qu'on voit ici avec leur petit-fils Yannick, ouvriront leurs portes aux visiteurs le 19 août prochain.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) De son propre aveu, Lucien Riendeau n'aimait pas particulièrement l'école. Sauf le volet « Histoire du Canada » qu'on lui enseignait à la petite école du rang Séraphine. Cet amour du passé a amené le Gardangeois à collectionner des centaines, voire des milliers d'objets anciens qu'il exposera chez lui à l'occasion de la toute première Journée du patrimoine agricole de la famille Riendeau, le 19 août prochain.

Ce jour-là, les visiteurs pourront zieuter l'une des nombreuses et impressionnantes collections de la famille, qui comprennent notamment des bouteilles de lait provenant de différentes laiteries québécoises, de la vaisselle antique, des enclumes - la plus grosse pesant 600 lb et la plus petite tenant au creux d'une main ! -, des horloges, des enseignes de station-service et, bien sûr, des outils et de la machinerie agricole. Des collections qui sont loin d'être complètes et qui continueront d'être agrémentées de nouvelles pièces au fil du temps, promet le septuagénaire, président ex officio de l'Association provinciale du patrimoine agricole du Québec.

Plus de 70 ans d'histoire sont concentrés dans ce patrimoine familial dont la valeur est inestimable aux yeux de son propriétaire. « C'est l'histoire que j'aime. C'est l'usure du temps », ajoute-t-il, quand on lui demande ce qui l'intéresse tant dans ces vestiges d'autrefois.

Lucien Riendeau demeure toujours sur les terres où lui, son père Doriva et son grand-père Césaire sont venus au monde. Les Riendeau ont en effet pignon sur le rang Séraphine depuis la fondation de la paroisse, en 1856, souligne le sympathique Gardangeois. « Ça a commencé avec Narcisse, mon arrière-grand-père, se souvient-il. Je ne l'ai jamais connu. »

Huit lieux sur le site de la ferme familiale seront ouverts aux visiteurs entre 9 h et 14 h, dont la vieille grange et l'ancienne école de rang, celle-là même que Lucien Riendeau a fréquentée lorsqu'il était enfant et que son père avait fini par acheter, jadis.

Pléthore d'activités

La famille Riendeau a prévu diverses activités pour tous afin d'occuper la journée. À dix heures aura lieu une course de tracteurs à pédales pour enfants de 5 à 10 ans, suivie d'un atelier sur la restauration de tracteurs antiques.

Au retour du dîner, ceux qui le souhaitent pourront participer à un concours d'ensachage de poches avec des céréales, le tout fait à l'ancienne. « Je n'ai jamais pu apprendre à attacher ces poches-là ! relève M. Riendeau. Aujourd'hui, ça se fait avec une machine, mais avant, c'était tout fait à la main. Je vais enfin savoir comment faire ! »

Une parade « d'au moins cinquante » tracteurs et de voitures anciennes aura lieu en bordure du terrain, à 13 h 30. Elle sera suivie d'une épluchette de blé d'Inde et d'une dégustation d'oeufs à la coque.

À 14 h 30, les tracteurs antiques se livreront à une danse folklorique qui promet d'en mettre plein la vue aux spectateurs. Le petit-fils de Lucien Riendeau, Yannick, y prendra part pour la toute première fois. « C'est un peu comme un set carré, mais avec des tracteurs ! » annonce le jeune homme, qui fait partie de la sixième génération à oeuvrer à la ferme familiale.

Suivront un concours d'habileté sur mini-excavatrice et des épreuves de tir de tracteurs, le tout accompagné par de la musique folklorique.

Rassemblement familial

Lucien Riendeau profitera de la journée portes ouvertes pour faire d'une pierre deux coups, alors qu'un grand rassemblement de toutes les familles Riendeau du Québec sera organisé le même jour. 

Celles-ci pourront en apprendre sur leur histoire et leurs ancêtres communs puisqu'un kiosque à cet effet sera aménagé sous le chapiteau que se partageront plusieurs organismes communautaires. La généalogiste-recherchiste agréée Lucille Riendeau-Houle sera présente pour répondre aux questions des visiteurs, appuyée par son ouvrage De Reguindeau à Riendeau

« On est tous les descendants de Joachim Reguindeau, qui a été le premier ici et qui a engendré 11 générations, explique Lucien Riendeau. Reguindeau... Une chance que le nom a changé avec le temps ! »

L'événement aura lieu beau temps, mauvais temps au 589, rang Séraphine, à Ange-Gardien. Tout sera gratuit. Pour plus d'informations, on peut communiquer directement avec M. Riendeau au 450-293-6376.




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