Succomber au charme des belles d'autrefois

Daniel Lavergne au volant de sa «nouvelle» Oldsmobile... (Catherine Trudeau)

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Daniel Lavergne au volant de sa «nouvelle» Oldsmobile Toronado 1970.

Catherine Trudeau

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Si la plupart des visiteurs se sont rendus en fin de semaine au parc Daniel-Johnson pour se rincer l'oeil, certains se sont gâtés et ont profité de l'encan de samedi pour ramener à la maison quelques belles d'autrefois. C'est le cas de Daniel Lavergne, un habitué qui est reparti chez lui avec deux voitures de plus pour sa collection.

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Les nombreux visiteurs avaient de quoi se rincer l'oeil au parc Daniel-Johnson.

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Denis Fausse, directeur de Voitures anciennes de Granby International.

Catherine Trudeau

« Je suis rendu à dix », lance le sexagénaire, venu de Sainte-Anne-de-la-Pérade. « Toutes des belles ! »

Ce week-end, parmi les trésors de Voitures anciennes de Granby International, il cherchait un véhicule de tous les jours... mais antique. Il a trouvé son compte à 2800 $ : une Ford Thunderbird 1984. « J'ai une amie qui en a une similaire. Ça va super bien. Pis elle était pas chère, donc... ».

Juste avant, il était tombé sous le charme d'une Oldsmobile Toronado 1970. Il a succombé et se l'est procurée pour 8800 $. « Elles sont rares, celles-là. C'est les premières tractions avant américaines », précise-t-il.

Ne sachant plus où poser le regard, celui qui se qualifie de passionné des voitures anciennes avoue : « Ici, j'ai les yeux plus grands que la tête ».

Cela fait maintenant dix ans qu'il vient faire un tour à Granby. Ses deux dernières acquisitions sont les quatrième et cinquième voitures qu'il y achète. Sa collection comprend entre autres une Plymouth­ Barracuda 1970, un pick-up Mercury 1966, une Chevrolet­ 1968 décapotable, un Thunderbird 1964 décapotable et deux campeurs­ antiques.

« Les voitures, il faut que tu compares ça, pour moi du moins, aux femmes. Il y a des belles femmes et il y en a des pas belles. Il y en a des pas fines, et des chars, il y en a des pas bons. Moi, j'achète les voitures qui ont de l'intérêt. Ça me prend des voitures qui ont quelque chose de spécial », raconte Daniel Lavergne.

Son véhicule de tous les jours : un Suzuki Sidekick 2000. Mais les 300 000 km sont atteints, d'où l'achat de la Thunderbird. Chaque chose fait son temps. « Il y en a aussi que j'ai revendues, parce que finalement, je les aimais moins. Par exemple, une Jaguar qui me faisait peur au point de vue de la mécanique. »

Après ses deux achats, il n'est pas retourné pas dans la tente de l'encan. « C'est fini », rigole-t-il. « Trop, c'est comme pas assez ! »

Cette année, à Granby, 21 voitures ont été mises aux enchères. 21 ont trouvées preneurs. La plus chère ? Une Ford Mustang­ 1965 orange venant de la Californie­, dont les clefs ont été remises au montant de 18 000 $.

Les belles en vedette

Posséder autant de belles voitures, ça permet de choisir selon l'humeur du moment celle qu'on veut avant de prendre la route. Mais pas uniquement. « Vendredi, j'ai jasé avec un monsieur qui cherche des voitures pour faire des films. Il m'a donné sa carte. Je vais lui envoyer ce que j'ai comme voitures », mentionne Daniel Lavergne. « Si ça peut rentabiliser les choses un peu, ça serait bien. »

Parlant de rentabiliser, c'était jour du jugement, dimanche, au parc Daniel-Johnson. Quatre trophées ont été remis dans 43 catégories distinctes . « Si tu veux vendre une auto qui a gagné des trophées tous les ans, c'est plus facile et ça vaut plus cher », explique Denis Fausse, directeur de Voitures anciennes de Granby­ International. Les critères : la beauté, mais aussi la mécanique, l'entretien général. À peu près 25 % des voitures présentes sur le site participent au concours. Une cinquantaine de personnes font office de juges.

Douze trophées spéciaux ont également été remis. La plus belle voiture sur le terrain, le choix du maire - Pascal Bonin a craqué pour un Standard Flying 1947 -, du député fédéral, etc.

Mais trophée ou pas, cinéma ou pas, les belles d'autrefois étaient à l'honneur ce week-end. Partout en ville et en région, elles faisaient tourner les têtes comme de véritables vedettes.

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Encore une fois, le parc Daniel-Johnson était plein à craquer pour le plus grand rassemblement de voitures anciennes au Canada.

Catherine Trudeau

Une affluence monstre

Encore une fois, le parc Daniel-Johnson était plein à craquer pour le plus grand rassemblement de voitures anciennes au Canada. Cette année, environ 36 000 personnes se sont rendues au parc Daniel-Johnson pour ce bref retour dans le passé.

Environ 4200 voitures d'époque étaient exposées et une cinquantaine ont dû être refusées, faute de place. « Au niveau de l'affluence, c'est très similaire à l'an passé », souligne le directeur de l'événement, Denis Fausse. 

Rappelons que 2016 avait été une édition record avec 36 400 visiteurs et 4125 véhicules. En fin d'après-midi dimanche le décompte total de cette année n'était pas encore connu. 

Denis Fausse tient à souligner que grâce à l'ouverture de certaines parties du parc, qui jusqu'à l'an passé restaient fermées, moins de voitures ont été refusées. « L'an dernier, il y en avait peut-être 200 qui attendaient dans la rue, relève-t-il. Cette année, peut-être 50. » Samuel Leblanc




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