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Les personnes présentes durant la remise du premier... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Les personnes présentes durant la remise du premier don de la fondation De Bon Coeur. De gauche à droite : Jean-François Poulin (Diablement Bon et trésorier de la fondation) , Marc-Alexandre Gaudreau, Pascal Haman (garage M. Muffler et vice-président de la fondation), Karine Mandka-Morin et son fils Maddox, Éric Gauthier (président de la fondation), Nathalie Béland (garage M. Muffler) et Josée Robert (Josée Robert Avocate Inc.)

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Farnham) Pas moins de 2000 $ ont été remis mardi par la fondation De Bon Coeur Farnham et région. Enregistrée officiellement depuis juin, cette fondation nouveau genre permet aux Farnhamiens de s'aider les uns les autres.

L'idée émane de son président, Éric Gauthier. « Notre façon de faire est assez unique », juge-t-il. « On ne sollicite pas monsieur et madame Tout-le-monde. Mais ils vont participer sans vraiment s'en rendre compte. »

La formule : s'équiper de commerces partenaires qui récolteront, à leur façon, des fonds destinés à la fondation De Bon Coeur. « Dans la ville, on se tient pour aider le monde. C'est ça que j'essaie de créer », explique le principal instigateur.

En date d'aujourd'hui, plusieurs commerces s'affichent déjà comme partenaires : le RestoPub Shillelagh, le garage M. Muffler, le restaurant Diablement bon, Gestion ELP, Josée Robert Avocate Inc., le dépanneur Voisin, Ambulances Farnham et le Métro Plouffe.

Par exemple, le garage M. Muffler donne 1 $ à la fondation pour chaque pneu changé. Même façon de faire chez Diablement Bon, où chaque biscuit vendu contribue à aider un citoyen de Farnham. Éric Gauthier souligne également le fait que des spectacles de musique auront lieu au RestoPub Shillelagh au profit de la fondation. On parle aussi d'un concert rock et d'un tournoi de poker. Chacune des entreprises aide à sa façon. 

Josée Robert Avocate inc. s'est occupée, gratuitement, d'enregistrer officiellement la fondation comme une entreprise. « On prend du monde de Farnham et région pour nous donner un coup de main », explique M. Gauthier. Il sera également possible pour les entreprises de se payer un « membership », donc un don annuel, d'une valeur encore indéterminée. 

En échange, Éric Gauthier promet de la visibilité aux entreprises participantes, notamment sur la page Facebook de la fondation De Bon Coeur, qui n'est pas encore en ligne.

Et quels citoyens veut-on aider ? La question n'a pas de réponse précise. Ceux et celles dans le besoin, ni plus, ni moins. 

« Tu peux avoir un accident de voiture, devoir te faire construire une rampe en avant de chez vous, on va le faire ! », souligne-t-il. Les cas seront épluchés par le comité organisateur avant que des décisions soient prises. 

Les premiers à recevoir

Marc-Alexandre Gaudreau et Karine Mandka-Morin, tous deux résidents de Farnham, se sont partagé les premiers 2000 $ recueillis, qui provenaient en réalité des Ambulances Farnham. Mais ils n'ont pas encaissé fr chèque. Jamais les dons ne seront remis sous forme d'argent, précise Éric Gauthier. « Je donne des cartes d'essence, d'épicerie... c'est d'offrir ce dont ils ont besoin ».

Karine Mandka-Morin doit se rendre deux fois par semaine à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal, à cause des problèmes de santé de Maddox, son fils de deux ans et demi. Né prématurément à 26 semaines, il ne pesait qu'une livre et souffre entre autres d'un déficit immunitaire primaire. « Un rhume, pour lui, c'est une pneumonie », souligne sa mère. Elle a reçu 300 $ sous forme de cartes-cadeaux pour de l'essence. Elle a également obtenu 400 $ qu'elle pourra dépenser au Métro de Farnham et 300 $ qu'elle pourra utiliser pour des réparations sur son véhicule au garage M. Muffler.

Marc-Alexandre, victime d'un cancer du cerveau et déclaré invalide à la suite d'un incident de chirurgie, doit quant à lui payer sa propre médication (300 $ par mois), puisqu'il habite avec son amoureuse et leur enfant. Étant en couple, il ne reçoit plus d'aide financière du gouvernement. Sa conjointe doit, seule, subvenir aux besoins de la jeune famille. Il a reçu 500 $ à utiliser au garage M. Muffler et 500 $ en essence. 

Déjà, d'autres résidents de Farnham font part à Éric Gauthier de leurs besoins. On parle d'une jeune personne en fauteuil roulant qui serait prise au Foyer Farnham puisqu'aucun autre édifice n'est adapté, et d'une famille dont trois membres sont atteints de cancer. 

« On va leur donner un coup de main », affirme le président de la fondation De Bon Coeur.




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