Les poursuites policières, une option de dernier recours

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«Les poursuites policières, on essaie toujours d'en avoir le moins possible», affirme Marco Beauregard, le directeur du Service de police de Granby.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Les poursuites policières ne sont pas monnaie courante à Granby. Et ces chasses à l'homme sur la route ne sont déclenchées qu'en dernier recours.

« C'est un volet qui est très encadré par des politiques, des directives du service. Tu ne peux pas faire une poursuite policière pour n'importe quelle raison », explique Marco Beauregard, directeur du Service de police de Granby. 

Un automobiliste a provoqué une poursuite policière, en début de semaine à Granby, lorsqu'il a refusé d'immobiliser sa voiture. Les policiers voulaient l'intercepter puisque la plaque d'immatriculation ne correspondait pas au véhicule. Quelques rues plus loin, le conducteur­ s'est finalement immobilisé. 

En baisse

Ces situations sont moins fréquentes qu'elles ne l'ont déjà été. En 2016, le Service de police de Granby en a dénombré sept. « On en a déjà fait plus. Jusqu'à une vingtaine par année », se rappelle M. Beauregard. « On essaie toujours d'en avoir le moins possible. »

Lorsqu'une telle opération est déclenchée, elle doit être supervisée par le superviseur en devoir. Et ce dernier ne doit pas se trouver dans le véhicule de patrouille impliqué. Si le fuyard est identifié par les policiers ou qu'il peut l'être au terme d'une enquête, la poursuite­ est stoppée. 

C'est aussi le cas lorsque la sécurité des usagers de la route, des policiers et du suspect est menacée. 

« Il ne faut pas partir en poursuite policière au risque et au péril de la vie et de la sécurité des usagers de la route, insiste Marco Beauregard. Dès que ça met la sécurité en péril, immédiatement le superviseur met fin à la poursuite. »

D'autres moyens peuvent être utilisés pour stopper un véhicule en fuite, comme le déploiement du hérisson à pointe creuse, mieux connu sous le nom de tapis à clous. 

Motifs de poursuite

Cinq des sept poursuites policières répertoriées en 2016 ont été déclenchées à la suite d'une infraction au Code de la sécurité routière. Les deux autres faisaient suite à une infraction contre la propriété - un vol de véhicule ou une introduction par effraction dans une propriété, par exemple. 

Quatre ont pris fin lorsque le suspect a accepté de s'immobiliser. Une a été interrompue par les policiers, qui la jugeaient dangereuse. 

Dans deux autres cas, elles ont cessé abruptement à la suite d'un accident impliquant le véhicule du suspect. Une seule personne a été blessée, soit un suspect, à ces occasions.




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