Craintes et questions en Haute-Yamaska

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La MRC pourrait voir ses responsabilités changer en matière d'aménagement du territoire de la Haute-Yamaska.

Janick Marois

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) La nouvelle approche centralisatrice du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) en matière d'aménagement du territoire suscitent craintes et interrogations chez les élus de la Haute-Yamaska. Devant les impacts qu'ils redoutent sur les municipalités et la MRC, ceux-ci demandent à Québec d'allonger la période des consultations prévue.

Cette décision unanime a été prise cette semaine, lors de l'assemblée du conseil des maires. À l'issue de la rencontre, le maire de Sainte-Cécile-de-Milton et préfet suppléant de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, a déclaré que les MRC de toute la province allaient être « prises en otage » par ce projet de renouvellement des « orientations gouvernementales en matière d'aménagement du territoire » (OGAT).  

Selon les municipalités, ces orientations entraîneront une grande perte d'autonomie pour la MRC et les municipalités.

À titre d'exemple, on croit que la MRC devra déterminer à l'avance la croissance résidentielle et urbaine de l'ensemble de la Haute-Yamaska. Cela l'empêcherait du même coup d'agrandir le périmètre urbain d'une ville, si de l'espace est encore disponible dans les municipalités voisines.

On mentionne aussi qu'il faudrait dorénavant prioriser les secteurs déjà urbanisés avant d'envisager la naissance de nouveaux quartiers. 

« Chaque fois qu'on voudra modifier le schéma d'aménagement, ce sera compliqué et dicté par Québec­. C'est un gros enjeu », laisse entendre la directrice générale de la MRC, Johanne Gaouette, surprise de l'ampleur des demandes du gouvernement. Elle craint que la MRC doive s'ingérer dans le processus d'urbanisme des municipalités.

Processus expéditif

La MRC a reçu, en mai dernier, la documentation du MAMOT l'informant des nouvelles orientations en matière de développement durable des milieux de vie ; de territoire et d'activités agricoles ; d'aménagement harmonieux du territoire public, ainsi que de gestion durable de la forêt et de la faune. 

Malgré la densité et la complexité des sujets, le gouvernement a amorcé une consultation auprès du milieu municipal, en souhaitant recueillir ses commentaires d'ici la fin du mois de juin dernier. Et ce, même si certains documents complémentaires n'étaient toujours pas disponibles, explique-t-on à la MRC.

« Des documents d'une telle portée pour l'avenir ne devraient pas être soumis à un processus de consultation aussi expéditif », peut-on lire dans le projet de résolution adopté par les maires cette semaine.

Pour cette raison, la Haute-Yamaska demande au Ministère de prolonger le processus de consultation « pour permettre aux MRC de réagir convenablement, en prenant le temps de consulter également les municipalités locales qui seront particulièrement affectées par le contenu des OGAT ». La fin de l'été serait plus raisonnable, indique Paul Sarrazin.

On souhaite aussi que ces consultations démontrent les impacts qu'auront les attentes gouvernementales sur le financement des municipalités. Car selon les maires, la nouvelle vision du gouvernement exigera « des ressources humaines et financières que les MRC et les municipalités n'ont pas pour la majorité d'entre elles ».




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