L'OBV veut découvrir les sources de contaminants dans la Yamaska

Des élus et des fonctionnaires d'Acton Vale, Bromont,... (Alain Dion)

Agrandir

Des élus et des fonctionnaires d'Acton Vale, Bromont, Cowansville et Saint-Damase auront droit mercredi à une présentation de l'étude sur les contaminants chimiques trouvés dans des rivières de la région.

Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) L'Organisme de bassin versant de la rivière Yamaska veut savoir d'où proviennent les contaminants chimiques récemment répertoriés dans trois rivières de la région. Il veut d'abord déterminer si les municipalités concernées souhaitent l'aider à aller au fond des choses.

Un projet sera présenté aux élus de la région mercredi pour identifier les sources des contaminants découverts dans l'eau, les poissons et les piscivores des rivières Yamaska Nord à Granby, Yamaska Sud-Est à Cowansville et Le Renne à Acton Vale.

Une étude du ministère de l'Environnement rendue publique en début d'année, portant sur des « contaminants d'intérêt émergent », a répertorié une dizaine de substances chimiques, dont des BPC et des produits utilisés dans des procédés manufacturiers. Les taux de certaines substances dépassent les normes établies par les autorités gouvernementales pour la qualité de l'eau et la protection des espèces animales. Des traces de 34 médicaments et des produits de soins personnels ont également été identifiés.

La publication de l'étude s'est faite discrètement sur le site Internet du ministère. Les municipalités ont été mises au courant de son existence et des données sur la pollution seulement lorsque La Voix de l'Est les a dévoilées. Elles ont exigé que le Ministère leur organise des présentations et qu'il s'engage à les aider à trouver les sources de ces contaminations et les règle.

Les responsables de l'OBV veulent profiter de la présentation, mercredi après-midi, de l'étude en question par un de ses auteurs, David Berryman, pour discuter avec des élus et des fonctionnaires municipaux de leur intérêt à stopper cette pollution, a expliqué Zoë Ipiña, de l'organisme. « On veut monter un projet pour voir ce qui peut être fait. Est-ce que les gens sont intéressés, sentent-ils le besoin qu'on fasse quelque chose ? On veut leur proposer une action qui va nous donner des résultats. On réfléchit à tout ça. »

Chose certaine, l'implication des municipalités est nécessaire, a dit la jeune biologiste.

Projet spécial

Mme Ipiña pense qu'un projet spécial, comme celui mené à Granby au milieu des années 2000, pourrait permettre d'identifier la provenance des contaminants. Une telle approche avait permis à la Ville de travailler avec plusieurs entreprises industrielles pour qu'elles réduisent leur utilisation de certaines substances chimiques nuisibles et, dans certains cas, cessent même de les utiliser.

Ces substances se retrouvaient dans le réseau d'égout de la Ville. Le processus utilisé pour traiter les eaux usées ne permettait pas de neutraliser les substances chimiques, d'où leur présence dans la rivière Yamaska Nord.

Les contaminants d'intérêt émergent découverts dans les trois rivières l'ont été en aval des usines d'épuration des eaux usées des trois municipalités.

La présentation de M. Berryman ne sera pas publique. Seuls les élus et des fonctionnaires ont été invités à y assister. Une trentaine de personnes sont attendues, notamment des représentants des municipalités d'Acton Vale, Bromont, Cowansville et Saint-Damase.

Le conseiller de Granby responsable des dossiers environnementaux,... (archives La Voix de l'Est) - image 2.0

Agrandir

Le conseiller de Granby responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert.

archives La Voix de l'Est

Nouvelles ou vieilles sources?

Le biologiste David Berryman a déjà fait sa présentation aux représentants de la Ville de Granby et de la MRC de la Haute-Yamaska. Il leur a expliqué ses conclusions le 15 mai dernier. Un seul élu était présent à la rencontre : le conseiller responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert. Une demi-douzaine de fonctionnaires municipaux l'accompagnaient.

« Il nous a donné un constat, un état des lieux de ses découvertes, de la qualité de l'eau de notre rivière », indique M. Nappert.

La discussion a porté sur les sources des contaminants trouvés, a dit M. Nappert. Le chercheur a émis quelques hypothèses, dont celle de la présence de vieux dépôts industriels dans la rivière. « Ça pourrait venir de débris dans la rivière, des débris qui sont là depuis de nombreuses années. »

L'autre possibilité est que les sources de pollution proviennent du parc industriel où de nombreuses usines utilisant des produits chimiques se trouvent, a-t-il dit.

La Ville doit explorer cet enjeu davantage, soutient M. Nappert. « Il y a beaucoup de questionnements. Il faut qu'on en sache plus. On ne peut pas rester les bras croisés ; il faut découvrir d'où ces contaminants arrivent. »

Les responsables de l'environnement à la Ville planchent sur des options pour trouver les sources de ces contaminations, a dit M. Nappert­. Il n'a pu dire quand un plan sera proposé au conseil. Michel Laliberté




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer