Menaces de mort envers Paul Sarrazin: la femme arrêtée

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«Il faut prendre ça au sérieux, dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin. Elle a franchi une limite qu'elle n'aurait pas dû.»

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Une femme de 61 ans de Sainte-Cécile-de-Milton a été arrêtée, vendredi, en lien avec des menaces de mort proférées à l'endroit du maire Paul Sarrazin.

Des agents de la SQ de la Haute-Yamaska ont rencontré la suspecte et l'ont informée de la plainte dont elle fait l'objet, ainsi que de l'accusation qui pourrait être portée contre elle. Elle a ensuite été libérée sous la promesse de comparaître en cour à une date ultérieure.

Entre-temps, la sexagénaire doit respecter plusieurs conditions, dont celle de ne pas entrer en contact, directement ou indirectement, avec le maire de Sainte-Cécile-de-Milton. Il lui est aussi interdit de se présenter à l'hôtel de ville, de détenir des armes et de troubler la paix.

L'éventuelle accusation de menace de mort s'ajoutera à une autre cause pendante la concernant. Cette femme fait aussi l'objet d'une accusation de vol de plus de 50 $, une infraction commise dans une épicerie de Granby. Ces charges viennent grossir un dossier criminel déjà étoffé. Par le passé, elle a été trouvée coupable deux fois d'avoir « triché en pratiquant un jeu, en tenant des enjeux ou en pariant », deux fois de vol et une autre fois de fraude.

Jeudi, la dame a évoqué la possibilité de « mettre un contrat » sur la tête de M. Sarrazin - qu'elle qualifie de « corrompu » - lors d'une conversation téléphonique avec une employée de l'Union des municipalités du Québec. Elle a aussi parlé de religion et de mettre fin à ses jours. Selon une porte-parole de l'UMQ, elle semblait « instable » et « en détresse ».

Elle a aussi tenu des propos douteux lors d'un récent passage aux bureaux de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, à Granby, dont M. Sarrazin est le président. Elle se plaint depuis de nombreuses années que la route où elle est la seule résidente, à Sainte-Cécile-de-Milton, n'est pas asphaltée. 

Devoir

Paul Sarrazin espère que l'arrestation mettra fin aux agissements de cette citoyenne et au vandalisme perpétré sur sa voiture, sans toutefois faire de lien direct entre les deux.

« J'espère qu'elle va apprendre de ça, dit-il. Mais comment elle réagira à partir de maintenant, ça lui appartient. Si elle n'obtempère pas, elle va juste aggraver sa situation. »

M. Sarrazin estime qu'il était de son devoir de porter plainte. « Il faut prendre ça au sérieux. Elle a franchi une limite qu'elle n'aurait pas dû. Tout le monde se rappelle de tristes événements survenus dans le monde municipal, au Québec. Il ne faut pas en arriver là, et si elle tient d'autres propos du genre, ça doit être dénoncé tout de suite. »

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton dit avoir reçu de nombreux messages de sympathie d'élus municipaux. « J'espère que ça tourne la page, dit-il. Il y a tellement de beaux dossiers à faire à la municipalité sans avoir à gérer ce genre d'affaires là. »

Interrogée sur les ondes de TVA, la Miltonnaise a dit ne pas se souvenir d'avoir tenu des propos menaçants. La Voix de l'Est n'a pu la joindre, vendredi, ni par téléphone ni à son domicile.




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