Un défi pour cinq pompiers de Granby

Les pompiers Maxime Cusson, Maxime Vidal, Marc Fortier,... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Les pompiers Maxime Cusson, Maxime Vidal, Marc Fortier, Jean-François Monnier et Nicolas Cabana participeront à la compétition FireFit dans l'espoir d'obtenir leur laissez-passer pour les nationaux.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Après des mois à s'entraîner, à peaufiner leurs techniques et à s'efforcer de se surpasser, cinq pompiers de Granby sont maintenant prêts à participer aux FireFit Championships à Wasaga en Ontario, samedi et dimanche. Leur objectif ? Réaliser le parcours en un temps qui leur permettra d'obtenir leur laissez-passer pour accéder à l'étape nationale cet automne.

Après avoir monté cinq étages d'une bâtisse du 3e impérial à Granby, on découvre une salle d'entraînement pas comme les autres. Oubliez les poids libres, les appareils de cardio ou de musculation. Dans le vaste local, on retrouve plutôt une reproduction du parcours de la compétition FireFit Championships, un défi destiné aux sportifs en habit de combat qui se déplace dans plusieurs provinces canadiennes et régions pour l'étape régionale. 

Grâce à des dons de matériaux et d'équipements, un investissement de moins de 200 $ et le prêt du local, les pompiers de Granby Maxime Cusson, Maxime Vidal, Marc Fortier, Jean-François Monnier et Nicolas Cabana se sont entraînés jusqu'à trois fois par semaine pour être fin prêts pour le grand jour, ce week-end.

Cinq épreuves composent le parcours. Les sapeurs doivent gravir cinq étages à la course, tirer un boyau pour ensuite arroser une cible, hisser un boyau du sol à quelques étages, sauver une victime en traînant un mannequin qui frôle les 200 livres et faire avancer un billot à l'aide d'une masse. 

« C'est un parcours de deux minutes. Il faut que ce soit au fond. Ta fréquence cardiaque est élevée et il faut que tu aies la bonne technique. Il n'y a pas une fois qu'on n'a pas vu des points noirs ! », décrit Maxime Cusson.

« C'est cinq stages de douleur ! À la dernière étape, tu te demandes comment tu vas faire pour finir. C'est un sport où tu donnes tout », raconte Marc Fortier. Et il parle en connaissance de cause : l'an passé, il a remporté une médaille d'argent dans sa catégorie d'âge aux Jeux nord-américains policiers-pompiers. 

Course contre la montre

Les cinq pompiers prendront part à la compétition en équipe, ce qui signifie qu'ils auront chacun une épreuve du parcours à réaliser. Ils devront le compléter en moins de deux minutes pour se qualifier ! 

« C'est environ 20 secondes par gars. Tu focuses là-dessus, dit Maxime Vidal, qui espère que toutes ses années d'entraînement en musculation pourront lui être utiles. Ça fait 10 ans que je m'entraîne en salle. Je me suis dit qu'un jour, il fallait bien que ça serve ! »

Maxime Cusson et Marc Fortier participeront également à la compétition dans la catégorie individuelle. Ils devront compléter le parcours dans un temps établi en fonction de leur catégorie d'âge. 

Ces cinq sportifs, qui en seront pour la plupart à leur première expérience, ne se sont pas fait tordre un bras pour embarquer dans l'aventure. « On est des gars qui aiment se surpasser. On vient de disciplines différentes, explique Jean-François Monnier. Aussitôt qu'on me lance un défi, j'embarque. On a décidé d'y aller par équipe pour commencer. Si on pogne la piqûre, on ira en individuel l'an prochain. »

« On faisait déjà des compétitions amicales. Quand on a vu ça, on s'est dit qu'on voulait s'essayer, donc on se lance ! », souligne Maxime Cusson.

Si les sapeurs se qualifient, ils obtiendront automatiquement leur laissez-passer pour l'étape nationale qui aura lieu en septembre à Ottawa. Un défi que les pompiers granbyens comptent bien relever. « C'est réaliste de penser qu'on va se classer en équipe pour le national. On ne finira pas premiers, mais on peut se classer », estime M. Fortier. 

Toutes les séances d'entraînement les ont non seulement bien préparés en vue de ce défi extrême, mais elles ont également créé un effet rassembleur. Des collègues de la caserne et même de services de sécurité incendie de l'extérieur de Granby se sont entraînés avec eux. 

« On a même initié des gens qui ne s'entraînaient pas. C'était vraiment rassembleur comme projet », souligne Jean-François Monnier.




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