Paul Sarrazin menacé de mort

« C'est troublant, préoccupant, dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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« C'est troublant, préoccupant, dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton et président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin. D'autant plus que je ne décide rien seul ; tout se fait en conseil. Moi, je suis le porte-parole. »

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) « Les citoyens peuvent ne pas m'aimer la face, j'ai pas de problème avec ça. Ils peuvent voter contre moi aussi, c'est la démocratie. Mais là, il y a une ligne qui a été franchie. »

Déjà victime de trois actes de vandalisme commis sur sa voiture en un an, le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, n'en revient pas qu'une de ses citoyennes ait fait des menaces de mort à son endroit. Il a porté plainte à la Sûreté du Québec, qui a ouvert une enquête. Aucune arrestation n'a encore été faite, indique-t-on du côté du poste de la Haute-Yamaska.

Une représentante de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a communiqué avec M. Sarrazin, jeudi, pour l'aviser qu'une femme les avait appelés et a tenu plusieurs propos, certains incohérents, d'autres plus menaçants. Cette personne - qui a maille à partir depuis longtemps avec le maire et président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs - a évoqué la possibilité de « mettre un contrat » sur la tête de M. Sarrazin, qu'elle qualifie de « corrompu ».

Elle a aussi tenu des propos religieux et évoqué de mettre fin à ses jours. « Elle semblait instable, perturbée et un peu en détresse, indique Mélanie Destrempes, conseillère aux communications à l'UMQ. La SQ a pris les choses en charge. »

M. Sarrazin a ensuite rencontré les policiers. Il soupçonne qu'il s'agit de la même personne qui a, par trois fois, jeté du solvant sur sa voiture. Cette femme a aussi eu un comportement étrange lors de son dernier passage aux bureaux de la commission scolaire, en mai, soutient-il. 

Elle est aussi connue des employés municipaux de Sainte-Cécile-de-Milton pour son tempérament vindicatif et ses nombreuses demandes de documents. Par ailleurs, La Voix de l'Est a appris qu'elle est accusée d'un vol de plus de 50 $ commis dans une épicerie de Granby, une infraction pour laquelle elle doit comparaître devant la cour en septembre.

Inacceptable

« Là, je dois dire : wô, ça suffit, dit Paul Sarrazin concernant les paroles prononcées jeudi. Ne serait-ce que pour éviter un événement malheureux. Peut-être, aussi, qu'elle est en détresse. »

Les élus ne doivent tolérer aucune menace, précise le maire. « Comme société, il ne faut pas l'accepter. C'est troublant, préoccupant. D'autant plus que je ne décide rien seul ; tout se fait en conseil. Moi, je suis le porte-parole. »

« Et s'il y a quelqu'un d'intègre dans le monde municipal, c'est bien moi, dit-il. Je fais toujours en sorte d'éviter les conflits d'intérêt et je n'ai jamais eu de blâme. Donc, je n'ai pas à tolérer qu'on ternisse mon nom. Ça fait 32 ans que je suis dans le public et je m'entends bien avec la plupart des gens, je cherche toujours à éviter les conflits. »

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton espère qu'au minimum, cette personne fera l'objet d'une interdiction de contact avec lui. La Voix de l'Est a tenté de joindre cette femme, jeudi, mais sans succès.

« C'est désagréable pour moi et pour les gens autour de moi aussi, dit M. Sarrazin. Je suis pris là-dedans et ça me prend du temps que je ne peux pas mettre ailleurs. »




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