Offre patronale aux paramédics: « Un net recul de nos conditions de travail »

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La dernière offre patronale ne sera pas présentée aux membres de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec. Les paramédics, qui sont sans contrat de travail depuis avril 2015, poursuivront donc la grève déclenchée en février.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'offre patronale présentée à la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec est « un net recul de nos conditions de travail », selon le syndicat. Les paramédics, qui sont sans contrat de travail depuis avril 2015, poursuivront donc la grève déclenchée en février.

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Le président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, section locale 592 (FTQ), Benoit Cowell.

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« Le comité de négociations n'est pas à l'aise, mais pas du tout à l'aise, de présenter cette offre aux membres. C'est un net recul de nos conditions de travail », déplore Benoit Cowell, président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), section locale 592 de la FTQ.

Rappelons que les paramédics sont sans contrat de travail depuis avril 2015. Trois points majeurs sont au coeur des négociations : l'amélioration du régime de retraite, l'augmentation salariale pour chaque année du contrat de travail et l'abolition progressive des horaires de faction. 

L'employeur propose une hausse salariale de 1,5 % en 2016, 1,75 % en 2017 et 2 % en 2018. Aucune hausse n'est prévue pour 2015 et 2019 selon l'offre présentée la semaine dernière au comité des négociations.

« On nous offre une partie des augmentations des employés de l'État. On nous offre les quatre premières années, mais la dernière année, qui est la plus intéressante, il ne l'offre pas. Ils l'ont oubliée », affirme M. Cowell. 

Concessions exigées

Des coupures sont également exigées par l'employeur, notamment pour les montants prévus aux libérations syndicales, les indemnités minimales prévues aux listes de rappel, une diminution du nombre d'uniformes, l'élimination de la cinquième semaine de vacances et l'abolition des coûts pour les formations.

La partie patronale veut également réviser les congés parentaux et de maladie, revoir la retraite progressive et abolir les primes accordées aux paramédicaux qui travaillent dans les régions éloignées. 

« On nous a mentionné qu'il devait y avoir 50 % de coupures dans ces items-là. Pour nous, c'est un rejet global complet. Ce n'est même pas présentable », estime le président syndical. 

Quant au régime de retraite, le ministère de la Santé a rencontré les représentants des paramédicaux mercredi. Un des scénarios envisagés est que les paramédics soient transférés dans le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).

« Dans un cadre d'offre globale, c'est vu d'un bon oeil, mais s'il nous envoie dans le RREGOP pour nous couper des congés de maladie et ne pas avoir d'augmentations salariales, ce n'est pas vu d'un bon oeil », dit M. Cowell. 

Le comité de négociations espère pouvoir se rasseoir « très prochainement » avec la partie patronale pour en arriver à un règlement satisfaisant. « Nos agendas sont disponibles », indique M. Cowell, en précisant que cinq mois de grève, c'est « du jamais vu dans le domaine préhospitalier ».




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