Le centre des loisirs de Rougemont démoli

La démolition du Centre des loisirs Omer Cousineau... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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La démolition du Centre des loisirs Omer Cousineau a débuté mercredi.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Une page d'histoire se tourne à Rougemont, alors que le Centre des loisirs Omer Cousineau a été démoli, mercredi. Mais comme la fin d'un chapitre signifie le début d'un autre, le terrain accueillera le nouveau complexe d'ici la fin de l'année.

Lundi, le conseil municipal a octroyé de gré à gré le contrat de démolition à Lacaille & Vincelette pour la somme de 21 450 $ avant taxes. Notons qu'un vote a été demandé et que le conseiller Jeannot Alix s'est prononcé contre la résolution.

La firme, qui avait préalablement fourni une soumission forfaitaire des coûts des travaux, est responsable de la démolition du bâtiment construit en 1986, de l'enlèvement des fondations et de la dalle de béton, du transport et de la fourniture des conteneurs à rebuts de même que du nivellement du terrain.

Le tout fera place au nouveau centre, qui abritera une salle d'une capacité d'accueil de 275 personnes, des salles de cours, quatre salles de bains, des vestiaires et une cuisine.

Lors d'une séance extraordinaire, il y a deux semaines, le conseil a octroyé le contrat de construction du futur centre des loisirs à Constructions Bâtiments Québec. Celui-ci s'était avéré le plus bas soumissionnaire au terme d'un appel d'offres dont la date-butoir était le 19 juin dernier. 

Les travaux, évalués à 1 784 412 $, devraient débuter sous peu. « L'entrepreneur est censé venir s'installer lundi, a indiqué la directrice générale Kathia Joseph. La pose des pieux devrait se faire avant les vacances de la construction. »

C'est l'architecte ayant réalisé l'esquisse de la future bâtisse, Stephan Barcelo de Beloeil, qui surveillera le chantier en plus de réaliser les plans en trois dimensions de l'infrastructure à naître et dont le nom n'a pas encore été dévoilé.

En vertu de l'entente signée avec Développement Économique Canada, les projets bénéficiant d'une subvention dans le cadre du Programme Infrastructures Canada pour le 150e anniversaire de la Confédération (PIC 150) doivent être complétés au plus tard le 31 décembre prochain.

Emprunt supplémentaire

Les coûts pour construire le nouveau centre sont plus élevés que prévu « principalement dû au fait que le nouveau bâtiment nécessitera des pieux et une dalle structurante », a-t-on indiqué. En outre, la demande de financement soumise au Fonds des petites collectivités afin d'obtenir une subvention de 380 000 $ a été refusée par Québec.

En conséquence, Rougemont a modifié lundi son règlement d'emprunt pour tenir compte de ces imprévus. Ce faisant, la municipalité s'endettera non pas de 500 000 $, mais de 900 000 $ pour concrétiser son projet.

L'emprunt initial représentait une charge fiscale annuelle d'approximativement 1,1 sou par tranche de 100 $ d'évaluation foncière ; elle passera à environ 1,9 sou avec l'augmentation.

« À titre d'exemple, cela représente 56,32 $ sur le compte de taxes pour une résidence évaluée à 250 000 $, illustre Mme Joseph. Au bout du 20 ans de remboursement, le même contribuable aura contribué, toujours en moyenne, pour 938 $ dans le remboursement du centre des loisirs, si son évaluation foncière ne change pas. Ce montant pourrait être revu à la baisse puisque les projections sont faites avec un taux d'intérêt de 4,5 % et il serait fort surprenant que ce soit aussi haut. »

Le règlement d'emprunt bonifié sera soumis au plébiscite des citoyens. Les signataires souhaitant porter la question en référendum pourront signer un registre à cet effet le 10 juillet prochain à l'hôtel de ville.

Rappelons également qu'en juin, des honoraires supplémentaires de 6000 $ ont été versés à la firme Consumaj, qui n'avait pas inclus l'installation de pieux et de la salle structurante dans les plans et devis réalisés plus tôt ce printemps.

Partenaires corporatifs

En bout de ligne, le futur centre de loisirs sera financé à hauteur d'un demi-million de dollars par Ottawa, via le PIC 150, et l'emprunt de 900 000 $ sur vingt ans. Pour éponger le reste de la facture, Rougemont pigera 225 000 $ dans son fonds de roulement, 110 000 $ dans son fonds général d'immobilisations et 50 000 $ dans son surplus affecté aux projets spéciaux.

Une campagne de financement, dont l'objectif est de susciter l'intérêt et le soutien des entreprises au projet, opère tranquillement au village auprès des citoyens corporatifs. Selon nos informations, au moins deux entreprises rougemontoises seraient sur le point de signer une entente de commandite avec la municipalité, qui compte sur les partenariats à établir pour diminuer la somme à puiser dans ses coffres. Mme Joseph n'a pas voulu confirmer l'avancement des pourparlers ni l'identité des entreprises.




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