Granby s'entend avec ses policiers

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Oui, le dossier est réglé, dit le président de la Fraternité des policiers et policières de Granby, Frédéric Boulet, «mais ça fait très mal aux poches des policiers».

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Un dossier épineux depuis plusieurs années vient de se conclure. La Ville de Granby a réussi à s'entendre avec ses policiers sur les modalités d'application de la Loi 15 sur les régimes de retraite.

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«Pour le conseil municipal, c'est une excellente nouvelle. Le groupe de policiers était le dernier groupe avec qui la Ville devait s'entendre», a dit le conseiller municipal et maire suppléant, Jocelyn Dupuis.

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« Pour le conseil municipal, c'est une excellente nouvelle. Le groupe des policiers était le dernier groupe avec qui la Ville de Granby devait s'entendre. Il était donc très important pour nous que la présente entente respecte un principe d'équité interne envers les autres groupes d'employés de la Ville qui, eux, s'étaient déjà entendus par rapport à la Loi 15 », a commenté le conseiller municipal et maire suppléant, Jocelyn Dupuis.

Celui-ci a souligné que le groupe de policiers était, pour différentes raisons, « dans une comptabilité distincte » des autres employés à la suite de la conclusion en 2011 d'une entente visant à assumer de façon conjointe le déficit actuariel des régimes de retraite. 

La Loi 15, adoptée en décembre 2014, a depuis pris le pas sur cette entente. Comme leurs homologues d'autres services municipaux, les policiers ont ainsi finalement accepté d'assumer à 50 % les déficits passés de la caisse de retraite.

Mais ils ont longtemps « décrié et contesté » cette Loi, a reconnu mardi le président de la Fraternité des policiers et policières de Granby, Frédéric Boulet. « On n'avait pas le choix de l'appliquer ; on l'a appliquée », ajoute-t-il du même souffle.    

Double impact

Quelques rencontres ont néanmoins été nécessaires depuis le règlement du nouveau contrat de travail des policiers, en février dernier, pour convenir des modalités d'application de la Loi, dit M. Boulet. 

La Fraternité, qui regroupe près d'une centaine de policiers, a convenu d'assumer une cotisation spéciale supplémentaire pour les cinq prochaines années pour éponger sa part du déficit actuariel, qui s'élève à un peu plus de 1 million $. 

« La Loi est inégale dans le traitement des déficits entre la portion que les Villes doivent défrayer et la portion des participants, donc des travailleurs. Notre déficit, on ne peut pas l'amortir sur plus de cinq ans, alors que les Villes ont 15 ans pour le faire. Cela fait que, sur cinq ans, notre déficit est énorme, donc nos cotisations au régime de retraite ont bondi de façon exceptionnelle », relève Frédéric Boulet. 

Autre coup dur, note-t-il, les primes d'assurances des policiers ont « plus que doublé » au début de l'année. « Cette année, après l'application de la Loi 15 et après l'augmentation faramineuse de nos cotisations d'assurance, et malgré l'augmentation de salaire qu'on a eue, les gars et les filles sont en recul de plusieurs années », déplore le président de la Fraternité des policiers de Granby. 

Bref, oui, le dossier est réglé, dit Frédéric Boulet, « mais ça fait très mal aux poches des policiers cette année avec deux gros coups durs ».

La Ville de Granby aura aussi à débourser un peu plus d'un million pour assumer sa part du déficit de la caisse de retraite des policiers. Mais cette somme a déjà été prévue dans les finances, dit Jocelyn Dupuis.




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