La saison des déménagements s'étire

Déménagement M. Coulombe peut se permettre d'accepter un... (Alain Dion)

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Déménagement M. Coulombe peut se permettre d'accepter un peu moins de contrats de déménagements le 1er juillet puisqu'elle est aussi sous-traitante pour des franchisés de nettoyage après-sinistres.

Alain Dion

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) On ne parle plus désormais de la journée nationale du déménagement, mais de la saison des déménagements. En effet, depuis quelques années, les compagnies de déménagement connaissent rarement des temps morts dans la région.

Copropriétaire de Déménagement F. Paré Express avec son conjoint François Paré, Guylaine­ Goulet remarque un changement dans la date de signature des baux. De plus en plus de baux entrent en vigueur à une autre date que le 1er juillet, une façon de simplifier la vie tant aux propriétaires qu'aux locataires. Cette formule revue permet aussi aux déménageurs professionnels d'avoir du boulot à l'année, ou presque.

« Ça a beaucoup évolué, raconte-t-elle. Notre camion a fonctionné tous les jours depuis deux mois. J'ai arrêté pour la fête des Pères parce qu'il faut que je fasse attention à mes équipes. Le 1er juillet est la journée la plus compliquée, je dirais, parce que c'est là qu'on est obligés d'attendre avec d'autres qui déménagent dans le même immeuble et ceux qui quittent. » 

Les deux équipes de l'entreprise basée à Sainte-Cécile-de-Milton peuvent effectuer jusqu'à dix déménagements en une journée. Une donnée variable selon le nombre d'étages et le volume des meubles et boîtes à déplacer. Le 1er juillet étant désormais derrière nous, le mois continue et le carnet de réservations est quand même fourni.

« Si je fais une moyenne de l'année, on a 21 jours actifs dans chaque mois. Quand on arrive à Noël, je te dirais que les gars sont contents! »

Mai et juin sont aussi des mois chargés pour Déménagement JCBM (anciennement JCB), nouvelle propriété de Moez Chebbi. Dans le domaine depuis quatre ans, il remarque aussi que l'agenda est plein tous les jours de mai et juin. À l'année, son équipe travaille entre 20 et 25 heures par semaine, dit-il. 

Chez Déménagement M. Coulombe, on constate aussi que juin est un mois plus faste que les autres, « mais ça déménage pas mal tous les mois maintenant, affirme Sandra Giroux, la conjointe du propriétaire Michel Coulombe. C'est sûr que ça reste toujours plus fort ces temps-ci. »

Les à-côtés

Les entreprises de déménagement ajoutent parfois des cartes à leur jeu en offrant des services complémentaires, comme l'entreposage ou le transport de meubles pour des entreprises. Cette façon de faire permet de terminer l'année avec plus d'aisance. F. Paré Express a longtemps transporté des meubles pour une entreprise et offre aussi des entrepôts.

L'entreprise de Michel Coulombe­ effectue quant à elle un peu moins de déménagements puisqu'elle est sous-traitante­ de trois franchisés de la compagnie de nettoyage après-sinistres GUS. 

« On travaille à l'année avec 4 à 5 déménagements par jour, explique Mme Giroux. Il y a toujours des dégâts d'eau, des incendies, des imprévus de la nature dans l'année. On amène le stock dans un entrepôt qu'on ramène ensuite, c'est l'équivalent de deux déménagements pour nous. On est vraiment occupés. Le 1er juillet, je n'ai pas pris beaucoup de déménagements parce que les gars sont fatigués des deux dernières­ semaines. »

Le contrat avec les franchisés de GUS permet à la compagnie d'avoir un revenu régulier et d'assurer le maintien en poste du personnel. L'entreprise s'autorise par la même occasion de prendre moins de contrats de déménagements, histoire de ménager les équipes.




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