Projet de conservation au mont Rougemont: recenser et restaurer

Le projet de conservation de l'Association du mont... (archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le projet de conservation de l'Association du mont Rougemont entame sa seconde étape, qui consistera à restaurer une quinzaine d'hectares en montagne.

archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) Le projet de conservation de l'Association du mont Rougemont (AMR) entame sa seconde étape. Après un premier été dédié à faire un diagnostic des milieux naturels et de leur biodiversité, les bénévoles et leurs partenaires s'apprêtent maintenant à passer à l'action en restaurant une quinzaine d'hectares en montagne.

Des dizaines de sites ont été explorés lors de la première phase du projet, alors qu'une vingtaine de propriétaires montagnards et de bénévoles ont arpenté les terres de la montagne afin d'identifier les zones à risque et les diverses problématiques environnementales observables. « On a rejoint pas loin d'une cinquantaine de propriétaires, qui nous ont laissés aller voir leurs terres », explique Pierre Pontbriand, coordonnateur pour l'AMR.

On prévoit, cet été, restaurer une dizaine, voire une quinzaine de ces sites, notamment en les nettoyant et en les végétalisant. Le projet prévoit également un volet d'information et de sensibilisation destiné aux nombreux usagers du mont. 

« La montagne est un îlot de milieux naturels à travers la plaine de la vallée du Saint-Laurent, ce qui la rend précieuse. Comme les Montérégiennes, il y a une pression de fréquentation immense, c'est pourquoi il faut sensibiliser les utilisateurs et les propriétaires », souligne M. Pontbriand.

Une initiative qui gagnerait à être imitée par d'autres municipalités ou associations, a fait savoir le maire de Rougemont, Alain Brière, qui compte faire connaître le projet à ses homologues prenant part au regroupement pour la préservation et la mise en valeur des collines montérégiennes.

Des partenaires essentiels

Lors d'un point de presse tenu au centre communautaire de Rougemont, mercredi, le député de Shefford Pierre Breton a annoncé l'aide financière de 31 708 $ octroyée l'année dernière pour le projet, le tout dans le cadre du programme de financement communautaire ÉcoAction. Cette enveloppe a permis de couvrir la moitié des coûts du projet.

Outre les subsides accordés par Environnement Canada, notons l'implication, à un moment ou à un autre du projet, de Nature-Action Québec, de l'Abbaye cistercienne de Rougemont et de Conservation de la nature Canada.

Les trois municipalités ayant pignon sur la montagne, soient Rougemont, Saint-Damase et Saint-Jean-Baptiste, ont aussi apporté un soutien financier et matériel à la réalisation de l'initiative.

« Cette aide est tellement appréciée, a souligné la présidente de l'AMR, Angelina Lagacé. Pour un organisme comme le nôtre, c'est une question de survie dans la poursuite de nos activités. »

Deux stagiaires bénéficiant du programme d'Emplois d'été Canada prêteront d'ailleurs main-forte aux bénévoles, et ce, pour une deuxième année consécutive. 

Le projet devrait se terminer, comme prévu, à la fin de cette année. Pas moins de 430 heures de bénévolat auront été investies sur deux ans par tous les participants au terme des travaux, qui auront permis de planter 350 arbres et arbustes, la fermeture d'une quinzaine de sentiers et la signalisation de cinq zones jugées sensibles.

L'AMR ignore pour le moment si d'autres phases s'y ajouteront pour restaurer les autres sites recensés. « On y va de petit projet en petit projet », indique M. Pontbriand.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer