Fête du lac Bromont: nager en toute liberté

Cela fait huit ans que l'ACBVLB se bat... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Cela fait huit ans que l'ACBVLB se bat pour que tous puissent nager librement dans le lac Bromont. C'est en fait la raison première de la Fête du lac Bromont.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Bromont) Les Bromontois ont pu relaxer en plein air ce samedi, alors qu'avait lieu la huitième édition de la Fête du lac Bromont. Les participants ont notamment pu traverser le plan d'eau à la nage, ce qui est normalement interdit. L'Association de conservation du bassin versant du lac Bromont (ACBVLB) se bat toutefois depuis huit ans pour changer les choses.

« Moi je suis une personne qui jouit beaucoup du lac », dit sous la musique de la fête Francine Ducharme, ex-membre du conseil d'administration de l'ACBVLB. « Je revendique le droit à ce qu'on puisse nager librement dans le lac ». À l'heure actuelle, il est possible de nager librement dans le lac Bromont seulement si l'on possède une propriété qui le borde. 

À la plage municipale, les baigneurs doivent demeurer à l'intérieur des cordes qui délimitent une zone « sécuritaire », sous la surveillance d'un sauveteur. À l'exception de l'officielle et unique traversée organisée durant la Fête.

« On ne parle pas de se baigner entre quatre cordes, on parle de pratiquer un sport qui nous garde en santé », souligne Mme Ducharme. 

Elle mentionne d'ailleurs que l'ACBVLB est en discussion avec la Ville de Bromont. Ce qu'elle propose : mettre un panneau qui indiquerait que l'on peut nager à nos propres risques, et que la Ville n'est pas responsable advenant un accident. Elle souligne d'ailleurs que de tels panneaux existent à d'autres endroits au Québec, au parc de la Gatineau par exemple. 

Selon Francine Ducharme, la Ville craint certaines complexités au niveau des assurances. « S'il y a quelqu'un qui nage à 19 h, il n'y a pas de lifeguard. La Ville pourrait rapidement avoir des complications. Aussi bien mettre une indication qui la déresponsabilise », croit-elle. D'ailleurs, des groupes de triathlons viennent s'entrainer au lac Bromont depuis quelques années, mais le font en dehors des heures d'ouverture. 

Changement de cap

La mission première de l'ACBVLB est bien sûr de protéger et de conserver la santé du plan d'eau. Mais Anne Joncas, présidente du conseil d'administration de l'organisme, croit que pour que les gens s'intéressent à la conservation du lac, ils doivent d'abord le connaître et l'utiliser. « La plupart des personnes habitent à Bromont et ne connaissent même pas le lac », estime-t-elle.

« La première chose à faire pour protéger notre eau au Québec, c'est d'y donner accès ».




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