Fête nationale du Québec: Granby joue de prudence

Christophe Boisseau-Dion, qui profitait de la rue bloquée... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Christophe Boisseau-Dion, qui profitait de la rue bloquée dans laquelle il pouvait pratiquer son sport sans craindre de se faire remettre une amende par un policier.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Les feux d'artifice et les spectacles prévus vendredi soir au parc Daniel-Johnson ont été annulés en raison des prévisions météorologiques défavorables. Une décision défendue par Mathieu Saint-François, coordonnateur à la vie communautaire et principal organisateur de la Fête nationale à Granby, qui a tenu à expliquer pourquoi il aurait été impossible de remettre le tout au lendemain.

Le coordonnateur à la vie communautaire, Mathieu Saint-François... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.0

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Le coordonnateur à la vie communautaire, Mathieu Saint-François

Julie Catudal, La Voix de l'Est

« C'est extrêmement plate. Plate pour tout le monde. Plate pour l'organisation, pour ceux qui travaillent sur le show, pour ceux qui se sont pratiqués, pour les spectateurs... », a commenté l'organisateur. Des risques d'orages violents étaient annoncés sur plusieurs sites de météo et MétéoMédia avait même annoncé une possibilité de tornade. « On a préféré jouer de prudence », dit-il.

« On ne pouvait pas remettre tout au lendemain parce que ça l'aurait coûté le double du budget. Parce que la scène est louée et qu'elle part à 6 h du matin, parce que les techniciens travaillent ailleurs, parce que les artistes ont des contrats ailleurs », a-t-il expliqué.

La scène est d'ailleurs réservée dix mois à l'avance et les artistes, six mois avant la tenue de l'événement. « On ne peut pas prévoir qu'il va pleuvoir (...) Ça implique aussi des services municipaux, les travaux publics, la police, les pompiers... ça va large. C'est pas juste une scène et des artistes », a-t-il noté.

Il assure que ce n'est pas de gaieté de coeur que le comité organisateur a pris la décision d'annuler. « Ceux qui travaillent sur l'événement sont ceux qui trouvent ça le plus plate, je pense. Les gens qui pensent qu'on s'amuse ou qu'on sauve de l'argent à annuler ça... c'est pas vrai. Ça coûte de l'argent pareil ».

Le feu d'artifice sera probablement reporté à l'événement Famili-Neige, en février prochain. C'est ultimement le risque d'orage violent qui posait problème, avec tout le matériel électrique nécessaire au spectacle. « On a joué de prudence, on n'avait pas le goût qu'il arrive quelque chose de fâcheux. La sécurité de dizaines de milliers de personnes, ça prime sur un spectacle de 2 h », a indiqué M. Saint-François.

Heureusement, le soleil était au rendez-vous pour les festivités du samedi au parc Daniel-Johnson. Qui plus est, plusieurs spectacles ont été tenus dans la région vendredi soir, ce qui laissait d'autres options aux Granbyens. 

Faire du skate légalement

Durant l'après-midi ensoleillé du samedi, l'une des voies du boulevard Leclerc a été fermée entre les rues Saint-Michel et Swett pour laisser les planchistes de la municipalité dévaler la pente comme bon leur semblait à l'occasion de la St-Jean-Baptiste. Le projet a été mené de concert par Vie culturelle et communautaire de Granby et les Jeunes ambassadeurs de Granby (JAG).

« Ça fait des années que je rêve qu'il y ait du longboard à Granby », a expliqué Mathieu Saint-François, qui rejoignait le parc Daniel-Johnson sur sa planche avant d'être intercepté par La Voix de l'Est. Une autorisation du conseil municipal a permis de rendre légale une telle activité. Habituellement, il est illégal de circuler dans la ville sur une planche.

Et il n'est pas le seul à s'être réjoui de pouvoir tranquillement pratiquer un sport qu'il aime sans risquer de se faire arrêter par les policiers. Christophe Boisseau-Dion, 22 ans, fait du skate à Granby depuis l'âge de 12 ans. Il n'a pas hésité à porter le casque obligatoire lors de l'événement de planche de la Fête nationale pour profiter de la rue en toute liberté.

« On peut en faire nulle part sauf au skatepark », dit-il. « On peut recevoir des tickets de 70 $ à 100 $ sous le motif de circuler sur la voie publique. » Il croit que les planchistes devraient être considérés de la même façon que les cyclistes. « On ne fait pas de vandalisme ou quoi que ce soit. On pratique un sport ! », a-t-il souligné avant de reprendre la rue librement sur sa planche usée, profitant des festivités granbyennes en cette chaude journée de la Fête nationale.




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