Matières résiduelles en Haute-Yamaska: un taux de valorisation de 47,1 %

Les citoyens du secteur de collecte 9 à... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Les citoyens du secteur de collecte 9 à Granby participent bien au projet-pilote de valorisation des matières organiques. En quatre collectes, 39,08 tonnes ont été amassées. Elles seront envoyées sur une plate-forme de compostage au lieu d'être enfouies.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les efforts pour réduire l'enfouissement des matières résiduelles produisent des résultats probants dans la MRC de la Haute-Yamaska. En 2016, 47,1 % des matières résiduelles ramassées lors des collectes ou apportées aux écocentres ont été mises en valeur, c'est-à-dire recyclées ou revalorisées.

D'ici peu, soutient le préfet de la MRC, Pascal Bonin, les citoyens recycleront ou revaloriseront plus de matières qu'ils n'en envoient au dépotoir. « Nous sommes tout près de renverser la vapeur », signale-t-il en allusion à l'approche de la barre du 50 %.

Plusieurs choses se dégagent du bilan 2016 rendu public par la MRC. D'abord, 42 016 tonnes de matières résiduelles ont été générées dans la dernière année. C'est une légère hausse de 1,7 %. Toutefois, 19 774 tonnes ont été mises en valeur. Il s'agit d'une augmentation 8,9 % par rapport à 2015.

Le tonnage destiné à l'enfouissement est en recul. C'est la première fois qu'une telle chose se produit dans la MRC. Un total de 22 242 tonnes de déchets ont été enfouies, soit 4 % de moins qu'un an avant. Il faut remonter à 2013 pour trouver un tel tonnage alors que 22 721 tonnes avaient pris le chemin d'un site d'enfouissement.

La popularité des écocentres de Granby et de Waterloo ne se dément pas. Ils ont enregistré ensemble une hausse de 24,2 % de tonnage de toutes sortes de matières recyclables ou réutilisables, de 6969 à 8658 tonnes. Ce service offert aux citoyens et aux commerçants a permis à la MRC de voir son taux de mise en valeur bondir de 3,1 % (44 à 47,1 %) en une seule année. Pendant ce temps, le taux de recyclage par la collecte sélective a reculé de 1,4 %, passant de 9496 à 9360 tonnes.

Les citoyens de la MRC se tirent assez bien d'affaire dans le jeu des comparables avec l'ensemble du Québec. Ils produisent en moyenne chaque année 247 kilogrammes chacun d'ordures ménagères. La moyenne québécoise est de 281 kg, selon Recyc Québec. En 2015, le taux était de 260 kg dans la MRC et de 285 pour le Québec.

Le taux de valorisation des matières résiduelles de la MRC est appelé à s'améliorer à court terme, selon M. Bonin. Il cite l'entrée en vigueur pour 2019 du service de collecte des matières organiques. Ces matières (restes de table, retailles de gazon, résidus de jardin) représentent plus de 40 % des déchets générés par les gens.

Données encourageantes

Les premières données du projet-pilote de revalorisation des matières organiques mené depuis un mois dans la zone de collecte 9 à Granby sont encourageantes, souligne Ariane Coupal, chef de projet du volet matières organiques de la MRC. « Ça se passe vraiment très bien. On n'a aucun problème majeur à régler. Les gens participent très bien. »

Les quatre collectes réalisées jusqu'à maintenant ont permis de récolter 39,08 tonnes de matières organiques. Elles ont toutes été acheminées à une plate-forme de compostage. Lors de cette même période, 43 tonnes de déchets ont été recueillies lors de la collecte des déchets. Ce sont donc 47,6 % des matières résiduelles qui ont ainsi évité le chemin de l'enfouissement.

Le taux de participation au projet-pilote est officiellement de 56 %, selon les données de la MRC. Dans les faits, il se trouve entre 65 et 70 %, note Mme Coupal. Il augmentera dans les mois à venir, croit-elle. « On ne veut pas bousculer les gens. On sait qu'il y en a qui ne veulent pas participer ou qui veulent le faire graduellement. C'est tout à fait correct parce que ça demande des ajustements de leurs habitudes. »

Mme Coupal donne l'exemple d'une dame de 78 ans qui craignait les odeurs et de devoir manipuler des déchets. « Elle pensait que ça allait être compliqué. Elle ne se voyait pas commencer à jouer dans sa poubelle. On lui a expliqué ce qu'elle devait faire. Ça l'a rassuré. Elle a compris que c'est très simple. Maintenant, elle met toutes ses matières organiques dans le bac. »

Peu de gens ont communiqué avec la MRC pour se plaindre du projet-pilote, a dit Mme Coupal. Quelques citoyens ont appelé pour signaler des odeurs et la présence d'asticots. Des trucs existent pour contrôler les deux, indique-t-elle. Les bacs doivent être placés à l'ombre, dit-elle. Les gens doivent aussi éviter de mettre des liquides dans les bacs, emballer les restes de tables dans du papier journal et couvrir le tout de résidus de jardin, suggère-t-elle.

La MRC tiendra une deuxième soirée d'information sur son projet-­pilote. Elle aura lieu mercredi, dès 19 h, à l'auditorium de l'école Haute-Ville.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer