Patrice Beauregard est acquitté

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L'accusé n'a pas fait de commentaire à sa sortie de la salle d'audience.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après huit jours de procès et deux jours de délibérations, le jury a rendu un verdict sans équivoque. Patrice Beauregard- est acquitté des trois accusations qui pesaient contre lui, soit homicide involontaire, incendie criminel et fraude.

L'accusé de 32 ans et ses proches ont accueilli la décision avec des larmes de joie et se sont enlacés. Sous les conseils de son avocat, M. Beauregard n'a pas fait de commentaire à sa sortie de la salle d'audience. Tout comme les procureurs de la Couronne, Me Andy Drouin et Me Émilie Dion, qui ont rapidement quitté les lieux. Il n'a donc pas été possible de savoir si le ministère public entend interjeter­ appel du verdict.

« Notre client a minimalement semé des doutes chez le jury, a indiqué Me François Gauthier, qui défendait l'accusé en compagnie de Me David Petranic. Ont-ils cru la défense ? Ça, on ne le saura jamais. »

« On avait un jury sérieux, a-t-il ajouté. Ils ont écouté et délibéré longtemps. Ils ont demandé de réécouter neuf témoignages. C'est un verdict clair. »

Même si son client est satisfait, l'avocat précise que le procès a été « difficile pour tout le monde ». Ce sont tous des gens (NB : l'accusé, la victime et les témoins) qui se connaissaient, ce n'est jamais facile. C'est un processus qui laisse des traces. »

Plan ?

La poursuite reprochait à Patrice Beauregard d'avoir demandé à un ami, Guillaume Savard, de mettre le feu à son immeuble de Farnham­ afin de toucher l'indemnité de l'assurance. Le jeune homme de 25 ans est mort durant l'incendie survenu le 9 septembre 2013.

Le cellulaire de l'accusé avait été retrouvé sur lui et plusieurs témoins sont venus affirmer que M. Beauregard leur avait fait part de son plan. La défense a plutôt soutenu qu'un tel plan n'avait jamais existé et que les deux hommes s'étaient disputés peu avant l'incendie, laissant entendre que la victime avait agi de son propre chef.

Patrice Beauregard, un machiniste de Dunham, est maintenant un homme libre, mais il n'en a pas fini avec la justice. Il doit toujours faire face à quatre accusations de menace et d'intimidation envers des personnes associées au système judiciaire, ainsi qu'à une autre de bris d'engagement.

Il aurait fait des menaces à une procureure et à des policiers via internet. Dans ce dossier, il doit revenir devant la cour à la fin juin.




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