Procès de Patrice Beauregard: au jury de trancher

Les avocats au procès de Patrice Beauregard, Me... (La Voix de l'Est)

Agrandir

Les avocats au procès de Patrice Beauregard, Me François Gauthier (défense) et Me Andy Drouin (poursuite) ont livré leurs plaidoiries finales, mercredi.

La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Circonstances, confidences, compte en banque : les preuves déposées en cour sont suffisantes pour trouver Patrice Beauregard coupable d'homicide involontaire, incendie criminel et fraude, allègue la Couronne.

Patrice Beauregard fait face à des accusations d'homicide... (La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Patrice Beauregard fait face à des accusations d'homicide involontaire, d'incendie criminel et de fraude.

La Voix de l'Est

L'accusé a demandé à un ami de mettre le feu à son logement de Farnham pour récolter l'argent de l'assurance, a soutenu mercredi Me Andy Drouin, du ministère public, lors des plaidoiries finales au procès du machiniste de 32 ans. La victime Guillaume Savard, 25 ans, est morte d'asphyxie durant l'opération.

Fausse déduction, rétorque la défense : les faits tendent plutôt à démontrer que la victime a agi de son propre chef, le 9 septembre 2013, parce que les deux hommes s'étaient querellés au sujet de la copine de M. Savard, qu'il soupçonnait d'infidélité.

C'est pourquoi ce dernier a quitté précipitamment la voiture alors que le duo se rendait au bar Hôtel Farnham, a indiqué Me François Gauthier. « Il est indéniable qu'il y avait une crise de jalousie ce soir-là. »

« L'inférence de la poursuite, c'est qu'il (NB : la victime) savait ce qu'il s'en allait faire. Mais il ne faut pas écarter d'autres justifications. »

Décrédibiliser

Me Gauthier a rappelé que M. Savard ne semblait pas être lui-même ce soir-là. Il n'est pas non plus prouvé qu'il a volontairement mis le feu au quadruplex de la rue Principale Est. « On n'a aucune idée de ce qui s'est produit dans cet appartement-là », a indiqué l'avocat.

Quant aux nombreux témoins venus dire que Patrice Beauregard leur avait parlé de son plan, la défense s'est affairée à les décrédibiliser, citant des animosités et de possibles intérêts cachés. « Sont-ils fiables ? Ce sera à vous de le déterminer », a dit Me Gauthier à l'intention des jurés.

Il leur a aussi demandé de réfléchir au fait que l'accusé aurait cherché à incendier un immeuble qu'il savait habité. Me Gauthier a de plus nié que l'accusé connaissait des problèmes financiers au moment des crimes.

Dettes

À ce sujet, la poursuite a fait valoir qu'au moment de l'incendie, Patrice Beauregard n'avait qu'environ 200 $ en banque, une hypothèque et des cartes de crédit surchargées.

« Le croyez-vous quand il vous dit qu'il n'avait pas de problèmes ? », a demandé Me Andy Drouin.

Si de nombreux témoins sont venus dire que l'accusé leur avait évoqué son plan, encore plus spécifiquement, certains ont mentionné que Guillaume Savard s'était porté volontaire pour le mettre à exécution. « Avaient-ils intérêt à mentir à la cour ? »

Me Drouin doute fortement que les deux hommes se soient disputés cette nuit-là. Les soupçons d'infidélité datant de plusieurs semaines, pourquoi une chicane aurait éclaté à ce moment-là ?

« On tente de vous faire croire que M. Savard aurait agi de son propre chef. Quel aurait été son avantage de faire ça dans le dos de l'accusé ? N'est-il pas plutôt le complice idéal ? Et si l'accusé était choqué contre la victime, pourquoi lui avoir laissé son cellulaire ? »

Dormir

La poursuite s'est aussi demandé pourquoi M. Beauregard était retourné dormir chez ses parents cette nuit-là, à Dunham, alors qu'il avait un appartement dans son immeuble à Farnham. « Savait-il que son logement brûlait ? », a demandé le procureur.

Finalement, Me Drouin a rappelé que même si Patrice Beauregard n'avait pas personnellement mis le feu à l'immeuble, il est tout aussi responsable, ayant participé à l'infraction.

Les plaidoiries finales ont été suivies des directives du juge Martin Bureau, de la Cour supérieure. Le jury a ensuite été séquestré et commencera ses délibérations à partir de jeudi.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer