Vers une culture du piquant

Le succès du Festival du piment fort d'Ange-Gardien... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Le succès du Festival du piment fort d'Ange-Gardien a permis à ses organisateurs de confirmer leurs dires : une culture du piquant se développe présentement au Québec.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) Malgré une annonce tardive, les gens étaient au rendez-vous chez Pépinière Express, samedi, pour goûter aux sauces piquantes d'une quinzaine de spécialistes du piment fort venant de partout au Québec. Alex Lussier, producteur local et un des principaux acteurs du projet-pilote, croit au potentiel d'une culture du piquant.

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Alex Lussier, un cultivateur de piments forts originaire de Saint-Hubert, est l'un des principaux organisateurs de l'événement.

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« Cette année, c'était une année test. Pour voir s'il y avait de l'engouement », explique Alex Lussier­, cultivateur de piments forts originaire de Saint-Hubert. Et selon lui, l'engouement était plus qu'au rendez-vous, et ce, même si la promotion du festival s'était faite à la « dernière minute ». 

« Avec Karl Roy [propriétaire du Marché du Village, de Pépinière Express et co-organisateur du festival], on voit la possibilité de promouvoir la culture du piquant », dit-il. « On prévoit que dans trois, quatre ou cinq ans, ça va devenir une tendance aussi importante que les microbrasseries aujourd'hui. »

D'ailleurs, on voyait la passion pour le piquant dans les yeux des commerçants présents à cette première édition. Et leurs produits ne se limitaient pas seulement à de la sauce forte. Les exposants faisaient goûter, gratuitement, des sauces, des gelées, du caramel, du beurre d'arachide, du jerky, du coulis sucré, etc. Le tout bien épicé à souhait. « On vend aussi du lait, pour ceux qui ont trop chaud », souligne Alex Lussier en riant.

« Tu le vois dans les grandes chaînes [d'épicerie] : il commence à avoir de plus en plus de fromages épicés, de chips épicées, dans les fast-foods aussi... », ajoute-t-il. Pour lui, il ne fait pas de doute que la gloire du piment fort est à nos portes. 

Il était possible, lors de cette première édition, de goûter les produits, de les acheter, et même de se procurer ses propres plants de piments.

Avenir prometteur

Aux dires d'Alex Lussier, le Festival reviendra certainement l'an prochain, avec le double d'exposants, une conférence sur les piments forts, des spectacles de musiques, et un permis de boisson. « On voulait faire ça familial cette année, et l'an prochain y aller plus gros, pour plaire à plus de monde », dit-il. 

Il souhaite que leur festival devienne rien de moins qu'un pilier de la culture du piment. À ce jour, peu d'événements au Québec ressemblent à leur formule. « Il y a un autre festival du genre au Saguenay, mais il n'est pas capable d'avoir autant de visibilité que nous ici, près de l'autoroute », croit-il.

Il critique aussi les coûts d'entrée des exposants au festival du Saguenay. Il mise, quant à lui, sur une formule plus accessible. « Notre but, c'est de faire connaître le piment. Si tout le monde tire dans le même sens en même temps on va avoir pas mal plus de pouvoir ».

Mais s'il voit gros pour l'édition de l'an prochain, il est déjà agréablement surpris de celle de cette année. « On a des exposants du Saguenay, de Lac-Mégantic, des Laurentides... C'est les quatre coins du Québec qui sont représentés ici ! », se réjouit-il. 

« On est très content du nombre de participants. Le but premier, c'était qu'on ait du fun ensemble », conclut-il.




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