Une partie de l'école de la Haute-Ville évacuée

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Les pompiers de Granby sont intervenus pour identifier le gaz et vérifier si celui-ci s'était propagé dans les conduits de ventilation.

Janick Marois

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(Granby) Deux élèves de l'école secondaire de la Haute-Ville de Granby ont dû être transportées à l'hôpital après avoir été incommodées par ce qui pourrait être du poivre de Cayenne dans les toilettes de l'école. Une section de l'école a été fermée, le temps que les pompiers s'assurent que le gaz ne se retrouve pas dans le système de ventilation.

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Le service de police de la Ville de Granby a ouvert une enquête, en collaboration avec la direction et le personnel de l'école secondaire.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Les deux jeunes filles ont été incommodées par ce gaz en matinée, jeudi. L'événement qui les a conduites à l'hôpital s'est déroulé au deuxième étage du bloc B, c'est-à-dire dans le secteur de la cafétéria, du gymnase, de l'agora et de la bibliothèque. La zone a aussitôt été interdite d'accès et les élèves ont été évacués. 

Anne-Marie Ménard, directrice de l'établissement, parle d'une manifestation de « l'effervescence de fin d'année », pour expliquer l'événement. « On a appliqué le protocole de façon préventive pour assurer la sécurité des élèves », indique celle qui a contacté les services d'urgence vers 11 heures pour signaler la présence d'un gaz inconnu. 

Les pompiers de Granby sont intervenus pour identifier celui-ci, et vérifier si ce qu'on considère être du poivre de Cayenne à ce stade de l'enquête s'était propagé dans les conduits de ventilation. 

L'intervention des sapeurs a duré près de 90 minutes, a précisé Mme Ménard. « Ils sont restés le temps de tout ventiler et de tout sécuriser », relève la directrice.

Plusieurs classes ont pu être réintégrées après l'heure du dîner et les autres, en courant d'après-midi. Les cours ont pu reprendre sans problème, a-t-on indiqué.

Enquête

Le service de police de la Ville de Granby a ouvert une enquête, en collaboration avec la direction et le personnel de l'école secondaire pour « essayer de savoir qui nous a fait une surprise », affirme avec humour Mme Ménard. « Ils m'ont lancé un défi, mais on l'a relevé ! », note celle qui croit que le méfait est l'oeuvre d'un ou d'auteurs « isolés ».

« On va rencontrer des personnes, on va vérifier les caméras de sécurité pour voir si on ne peut pas identifier les coupables », explique pour sa part Caroline Garand, porte-parole du corps policier. 

On sait déjà qu'il ne s'agit pas d'une agression, et selon des informations rapportées à La Voix de l'Est, le gaz aurait émané de la salle de bains des garçons.

Conséquences

Advenant l'identification de l'auteur ou des auteurs de l'événement, la direction se penchera sur les conséquences à mettre en place à la suite du branle-bas de combat de jeudi. Une suspension pourrait être envisagée, mais pas si cela pourrait empêcher la réussite scolaire des élèves concernés.

« Nous entrons dans une période d'examens, où des élèves se soumettent à des épreuves ministérielles, explique Mme Ménard. Le comportement démontré aujourd'hui est inacceptable, mais nous devons noter leurs acquis. Nous en sommes à l'étape de déterminer où ils sont rendus dans leur apprentissage, pas où se situe leur niveau de maturité. »

Il s'agit d'un deuxième incident nécessitant l'intervention des policiers en trois semaines à l'école secondaire de la Haute-Ville où, à la fin mai, un directeur-adjoint a été tabassé par un élève. L'enquête policière sur cet événement est toujours en cours et l'adolescent a été suspendu jusqu'à la fin de l'année scolaire.




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