Procès Beauregard: la victime portait le cellulaire de l'accusé

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Un cellulaire appartenant à Patrice Beauregard a été trouvé sur le corps de la victime Guillaume Savard, au lendemain de l'incendie.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Au lendemain de l'incendie qui a coûté la vie à Guillaume Savard, un téléphone cellulaire encore fonctionnel a été récupéré sur son corps brûlé.

Il appartenait à l'accusé Patrice Beauregard, a déclaré mercredi le sergent enquêteur Frédéric Bahl, du département des crimes majeurs de la SQ. M. Bahl témoignait au procès de l'homme de 32 ans accusé d'homicide involontaire, d'incendie criminel et de fraude.

Les données qu'il a recueillies ont permis de constater que le téléphone avait aussi reçu un texto et fait l'objet d'appels sortants et entrants le soir du 8 septembre 2013 ; le dernier provenait de l'accusé.

Ce soir-là, un incendie s'est déclaré dans un quadruplex de la rue Principale Est, à Farnham, alors propriété de M. Beauregard. La poursuite allègue que l'accusé avait demandé à son ami Guillaume Savard de mettre le feu à l'immeuble afin de récolter l'argent de l'assurance. La victime, âgée de 25 ans, serait morte durant l'opération.

Air angoissé

Les images captées par les caméras de surveillance d'un dépanneur de Cowansville, le soir du crime, montrent MM. Beauregard et Savard qui entrent ensemble dans le commerce pour y acheter de l'essence et de la bière. 

En partant, Guillaume Savard a eu un curieux échange avec la caissière. « On aurait dit qu'il voulait me dire quelque chose », a dit Christine Chantal, appelée à la barre comme témoin par Me Émilie­ Dion, du ministère public.

« Son visage était angoissé. Il avait quelque chose, je ne sais pas quoi, mais il ne feelait pas. Il avait l'air déstabilisé, puis il a dit "laisse faire". Et il est parti. Son visage... Je vais toujours m'en rappeler. »

Téléphone public

Répondant aux questions de Me François Gauthier, de la défense, Mme Chantal a ajouté que M. Savard était une connaissance depuis plusieurs années, mais qu'elle avait cessé de le fréquenter, ainsi que d'autres, parce qu'il consommait de l'alcool et des drogues de synthèse.

D'autres images, cette fois-ci provenant des caméras du bar Hôtel Farnham, ont montré l'accusé pénétrant dans la section logement de l'établissement pour appeler d'un téléphone public, cette nuit-là. Le moment de l'appel (1 h 33) correspond à la dernière communication reçue par le cellulaire porté par la victime. 

On voit ensuite M. Beauregard qui attend longuement dans le stationnement du commerce. Son procès reprend jeudi.




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