Une loi à amender

Bonjour Madame Lyette Scott, (123RF)

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La Voix de l'Est

Bonjour Madame Lyette Scott,

Je viens de lire avec beaucoup de respect et d'empathie votre lettre parue dans La Voix de l'Est du 3 juin dernier qui relate vos états d'âme et vos émotions suite au décès de votre mère, Mme Jeannette Simoneau Scott.

Dans votre texte, vous relatez le long combat de votre mère qui devait composer avec des souffrances insupportables, avec une longue agonie jusqu'à son dernier souffle.

Je suis convaincu que la très grande majorité des lectrices et lecteurs ont été émus, tout comme moi, par la longue déchéance atroce d'une mère, d'une grand-mère, d'une arrière-grand-mère, d'une tante...

Vous nous dites avec raison que mourir par la fatigue et la déshydratation, c'est affreux et inhumain.

Actuellement, la loi québécoise sur l'aide médicale à mourir ne s'étend pas aux gens souffrant d'Alzheimer, ceci principalement à cause de l'absence d'un consentement libre et éclairé, en raison de la maladie. À mon humble avis, il faudrait amender la loi québécoise pour simplement permettre aux personnes qui sont diagnostiquées au début de la maladie d'Alzheimer de donner, si elles le désirent, leur consentement libre et éclairé.

À cause de quelques technicités, certaines personnes ne sont pas d'accord pour modifier la loi pour réparer une injustice, disons-le, insensible et inhumaine. Cette loi n'est pas équitable pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Sans prétention aucune, mais voulant faire ma part pour améliorer les conditions de fin de vie des personnes dont la mort naturelle est devenue « raisonnablement prévisible », je propose « une coalition à la mémoire de la dignité humaine ». Simplement continuer à faire de la politique autrement, en associant les quatre principaux partis politiques du Québec pour amender la loi québécoise afin de permettre son accès aux malades d'Alzheimer comme pour les autres malades faisant face à une mort naturelle devenue « raisonnement prévisible ». Je verrais très bien notre député de Granby, Monsieur François Bonnardel, faire un genre de lobbying auprès des différents députés à l'Assemblée nationale - entre autres, auprès du ministre de la Santé Gaétan Barrette, de Véronique Hivon, députée de Joliette, porte-parole de l'opposition en matière de soins de fin de vie et vice-présidente de la commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, François Paradis, député de Lévis, Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et beaucoup d'autres députés qui ont le respect de la personne en fin de vie. À mon avis, le futur amendement corrigerait une injustice bien involontaire qui ne respecte pas l'esprit de la loi.

Merci, Mme Scott, d'avoir partagé avec les lecteurs et les lectrices de La Voix de l'Est votre expérience douloureuse et déchirante en espérant que nos députés sauront saisir la balle au bond et amender promptement la loi québécoise qui autorise l'aide médicale à mourir !

Je profite de l'occasion, Mme Scott, pour vous souhaiter ainsi qu'à toute votre famille mes plus sincères condoléances. 

Serge Dion

Granby




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