Patrice Beauregard avait besoin d'argent

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Patrice Beauregard aurait demandé à un ami de mettre le feu à son logement de Farnham.

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Pascal Faucher
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(Granby) Entre l'achat de son immeuble de Farnham et l'incendie qui a causé la mort de Guillaume Savard, en 2013, la situation financière de l'accusé Patrice Beauregard s'est dégradée.

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Guillaume Savard est mort durant l'incendie survenu en septembre 2013.

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Ex-locataire de l'immeuble, Sylvain Grenier s'est rappelé avoir entendu un «boum». «La maison a shaké», a-t-il dit.

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C'est pourquoi il « a demandé à un ami de mettre le feu au logement », a déclaré mardi le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Andy Drouin, à son exposé d'ouverture au procès de l'homme de 32 ans accusé d'homicide involontaire, incendie criminel et fraude.

M. Beauregard a ourdi un « complot d'incendie » afin de récolter l'indemnité de l'assurance, a dit Me Drouin. Son ami, M. Savard, est mort durant l'opération exécutée le 9 septembre 2013, après une soirée bien arrosée.

Les paroles et questions des avocats ne constituent toutefois pas de la preuve, a averti le juge Martin Bureau, de la Cour supérieure, aux 12 membres du jury réunis pour entendre les premiers témoins. Seulement les réponses et les documents fournis.

Il a ajouté que l'accusé était présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. « Ne tirez aucune conclusion avant d'avoir entendu toute la preuve. »

« Boum »

Ex-locataire de l'immeuble de la rue Principale Est aujourd'hui disparu, Sylvain Grenier s'est rappelé avoir entendu un « boum » et être sorti précipitamment de son logement, le soir de l'incendie, avec sa femme et son fils. 

« La maison a shaké, a-t-il dit, et j'ai vu une boule de feu dans la vitre. On est sortis, puis j'ai appelé les pompiers. »

Répondant aux questions de Me François Y. Gauthier, de la défense, l'ex-soudeur a dit qu'il avait alors une très bonne relation avec son ancien propriétaire. À la demande de Patrice Beauregard, qui avait aussi un logement à cet endroit, il avait fait plusieurs travaux dans l'immeuble.

Bien que trois des quatre appartements étaient habités au moment du sinistre, seuls M. Grenier et sa famille se trouvaient sur les lieux. Ainsi que M. Savard, dont le cadavre calciné a été retrouvé le lendemain, sur le dos, dans la cuisine d'un autre logement.

La position de son corps a fait dire au pompier Martin Montpetit que la victime avait probablement été tuée par une explosion et non par suffocation. « Normalement, quand on trouve des corps, ils sont en position foetale », a dit M. Montpetit.

Attaque défensive

À l'arrivée des pompiers, la chaleur était si intense qu'ils ont opté pour une « attaque défensive », soit arroser à partir de l'extérieur. Sinon, « c'était dangereux pour notre vie ». « Une fumée noire et opaque sortait de toutes les fenêtres. » Ils ignoraient qu'un corps se trouvait dans un des appartements.

Trois paquets d'allumettes, un paquet de cigarettes, un téléphone cellulaire et des billets de 20 $ fondus ont été trouvés sur la victime, a énuméré Michel Côté, technicien en scène de crime à la SQ. De traces d'essence ont aussi été trouvées sur un divan.

Le procès se poursuit mercredi au palais de justice de Granby. En tout, une vingtaine de témoins sont attendus. Patrice Beauregard, qui demeure en liberté durant les procédures judiciaires, a plaidé non coupable.




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