Parc de la Yamaska: la ceinture verte prend forme

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Des 52 propriétaires entourant le parc national de la Yamaska, 21 se sont engagés moralement à conserver l'intégrité écologique de leurs terrains.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Roxton Pond) La ceinture verte autour du parc national de la Yamaska prend tranquillement forme. Les propriétaires de 21 terrains cernant le parc ont signé des engagements moraux de conservation pour assurer l'intégrité écologique de leurs terres. D'autres propriétaires pourraient bientôt les imiter.

Cette implication des propriétaires vise à ajouter aux mesures de protection du parc national, rappelle François Leduc, directeur général de la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY). « Ils veulent jouer un rôle pour mieux protéger le parc. »

Depuis l'été 2014, les représentants de SÉTHY et de Nature-Action Québec ont rencontré les 52 propriétaires des terrains entourant le parc. Ils ont réalisé 24 études de caractérisation pour leurs propriétaires, c'est-à-dire des analyses des espèces fauniques et florales qu'on y retrouve. Jusqu'à maintenant, 21 propriétaires ont accepté de se soumettre à de strictes règles pour ne pas altérer leurs terres. Ce sont 636 hectares qui se trouvent ainsi protégés. « On garde le contact avec tous les propriétaires. On les informe de nos démarches et on leur explique, avec une brochure explicative, ce qu'ils peuvent faire pour réduire leurs impacts sur les écosystèmes­ », explique M. Leduc.

Les propriétaires peuvent aller plus loin dans leurs intentions, souligne-t-il. Des servitudes peuvent être accordées, des intendances signées, des dons effectués, énumère-t-il. Dans certains cas, et selon les options légales, poursuit-il, les propriétaires peuvent obtenir des crédits d'impôt. « On ne tord le bras de personne. On est là pour les conseiller et les aider. L'important, c'est de bien protéger ces terres. »

La MRC de la Haute-Yamaska s'intéresse également de près à la protection du parc et du bassin versant du réservoir Choinière. Elle vient de conclure une entente de services avec la Fondation pour qu'elle poursuive son travail d'intendance de terres. Une subvention de 35 000 $ pour chacune des trois prochaines années sera ainsi versée à l'organisation environnementale.

De plus, dans son Plan directeur de l'eau 2017-2021, la MRC ouvre la porte à accroître la protection du parc. Le PDE stipule qu'il « serait requis d'étudier la faisabilité de mettre en place un cadre réglementaire régional à l'échelle du bassin versant du réservoir Choinière, cadre à l'intérieur duquel certaines mesures particulières s'appliqueraient pour en assurer l'intégrité écologique. »

La MRC répond en ce sens au désir de la Sépaq d'établir une zone périphérique autour de son parc national à Roxton Pond.

L'importance d'une bonne qualité de l'eau dans le réservoir Choinière, ce à quoi le PDE fait référence, s'explique par le fait que la Ville de Granby puise son eau brute en aval, dans la rivière Yamaska Nord. Le PDE reste toutefois silencieux sur les mesures possibles.

Subvention et levier

L'obtention de la subvention de la MRC permettra à la Fondation de solliciter les paliers supérieurs de gouvernement pour obtenir d'autres subsides, dit M. Leduc. « C'est une bonne nouvelle pour l'organisation. On va se servir de cette subvention comme levier. Pour chaque dollar reçu de la MRC, on pense être capable d'aller chercher de 3 à 5 $ pour nos projets. »

La Fondation s'activera dans les prochaines semaines à identifier les secteurs naturels où elle aimerait intervenir pour assurer leur intégrité écologique. Le plan sera dévoilé à la mi-juin lors de l'assemblée générale de ses membres.

La région regorge de secteurs de grand intérêt écologique, dont dans des massifs forestiers et des milieux humides, signale Martine Ruel, directrice des opérations chez Corridor appalachien. Elle se réjouit de l'engagement financier de la MRC dans ce domaine. « C'est encourageant de voir qu'elle y croit et qu'elle y investit », a-t-elle dit.




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