La modification des écoles secondaires de cycle ne fait pas l'unanimité

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La consultation sur la modification de l'offre des écoles secondaires publiques de Granby s'est tenue à l'école de la Haute-Ville, en présence du conseil des commissaires de Val-des-Cerfs.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Problème d'espace, inquiétudes quant aux ressources et aux cours optionnels : plusieurs voix se sont élevées contre la proposition de Val-des-Cerfs de modifier l'offre des trois écoles secondaires publiques à Granby.

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«Nous espérons que vous aurez les moyens de vos ambitions», a dit Isabelle Petit, enseignante à Joseph-Hermas-Leclerc, accompagnée de son collègue Steve Gagnon.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

La commission scolaire souhaite que l'Envolée et Joseph-Hermas-Leclerc (JHL) accueillent, dès la rentrée 2018, des élèves de la 1re à la 5e année. De plus, l'Envolée dispenserait exclusivement le programme d'éducation internationale (PEI). 

Elle n'offre présentement que le 1er cycle (1er et 2e secondaire) et JHL, le 2e cycle (de 3 à 5). De son côté, l'école de la Haute-Ville offre tous les niveaux depuis 2009.

Le changement envisagé ne plaît pas à tous, a constaté La Voix de l'Est lors de la séance de consultation qui s'est tenue mardi soir. Quatre des 11 intervenants à s'être présentés devant le conseil des commissaires - réuni pour l'occasion à l'auditorium de l'école de la Haute-Ville - ont exprimé leur désaccord.

« C'est le pire scénario pour Granby, a déclaré Caroline Laliberté, enseignante à JHL. Nous aurons trois écoles appauvries (NB : avec moins d'élèves) qui devront encore débrancher des options. » Elle a rappelé que son école avait récemment mis fin à l'option théâtre.

« Avoir des options sur le respirateur, ça coûte cher. À force de trop payer pour quelque chose, quelqu'un en paie le prix. (...) Est-ce le meilleur scénario pour les élèves ? »

Coûts

Enseignant à l'Envolée, Jean-Benoît Farand a fait valoir que les « écoles de cycle » ont plus d'avantages. « Les parents sont plus enclins à envoyer leurs enfants (à l'Envolée) spécifiquement parce que c'est une école de 1er cycle. Ils sont moins intimidés. »

Les professeurs peuvent aussi se spécialiser au lieu de s'éparpiller sur plusieurs niveaux, ce qui fera « diminuer la qualité générale de l'enseignement », a dit M. Farand, qui s'est aussi questionné sur le coût d'une telle mesure alors que de grands besoins se font sentir ailleurs. 

Comme sa collègue Geneviève Gauvin, il propose que l'Envolée reste une école de 1er cycle et que tout le programme international déménage à JHL. L'Envolée a été conçue pour n'accueillir que le 1er cycle, a souligné Sébastien Ostiguy, aussi enseignant à cet endroit.

« On n'a pas d'auditorium, nos vestiaires sont vétustes et nos labos trop petits. Ce serait beaucoup plus rentable d'investir tout cet argent-là directement dans les élèves. »

Val-des-Cerfs reconnaît que des aménagements devront être faits, dont l'ajout de laboratoires à l'Envolée et la bonification des bibliothèques. Mais elle juge que l'arrivée massive d'élèves au 1er cycle au secondaire, à cause de la courbe démographique, justifie cette mesure.

Le réseau des écoles à vocation internationale préfère aussi que tous les niveaux soient offerts dans un même bâtiment. Granby est l'une des dernières villes au Québec à toujours offrir des écoles de cycle.

Avantages

La majorité des intervenants ont toutefois eu de bons mots pour la modification proposée. Enseignante à Haute-Ville, Marie-Claude Crête a connu les deux types d'école. « Chaque expérience a ses avantages, mais je préfère enseigner de 1 à 5. Ça me permet de côtoyer des élèves de tous âges et de voir leur évolution. Les plus vieux aident aussi les plus jeunes et interagissent avec eux. On est loin du cliché des plus vieux qui intimident les plus jeunes. »

Le sentiment d'appartenance est bonifié et ça évite aux élèves d'avoir à vivre une transition supplémentaire, après le passage souvent stressant du primaire au secondaire, a dit Mme Crête.

À JHL, la proposition rallie 70 % du personnel, selon un sondage effectué par les enseignants Steve Brochu et Isabelle Petit. Mais 87 % des élèves sondés disent préférer l'école de cycle « parce qu'ils ont des cours et des services spécifiques pour eux ».

« Nous espérons que vous aurez les moyens de vos ambitions », a dit Mme Petit, qui est pour les changements, mais demande un moratoire d'un an supplémentaire afin qu'ils ne soient actifs qu'à la rentrée 2019.

Les personnes intéressées à faire connaître leur opinion peuvent encore le faire par écrit jusqu'au 6 juin. Après cette date, le conseil des commissaires délibérera et rendra sa décision finale le 20 juin.




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