Tentative de meurtre: l'accusé soupçonnait sa victime de le voler

Jean Boutin aurait attaqué son voisin avec un... (illustration Bill Burelle)

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Jean Boutin aurait attaqué son voisin avec un couteau de cuisine.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) C'est parce qu'il lui reprochait de le voler que Jean Boutin aurait attaqué puis poignardé son voisin, en mai 2016.

L'homme de 40 ans était hors de lui quand Éric Panis a de nouveau fait irruption dans la maison de chambres qu'il habitait rue Sainte-Catherine, à Granby. « Sors d'ici, je vais te passer mon tabarnak ! », a-t-il crié à sa présumée victime avant de la rouer de coups.

Une fois par terre, M. Panis a senti une brûlure au bas du dos, a-t-il déclaré au premier jour du procès de M. Boutin, mardi, pour tentative de meurtre. 

Du sang s'écoulait de la plaie. Éric Panis a été conduit à l'hôpital pour des points de suture, tandis que son assaillant était arrêté. Compte tenu de ses antécédents judiciaires, Jean Boutin n'a pas été remis en liberté. Il a plaidé non coupable.

M. Panis, un commis aux pièces de 42 ans, a soutenu qu'il voulait offrir aux locataires de l'endroit de les conduire à l'épicerie. On était le premier du mois, il pleuvait et la plupart d'entre eux n'avaient pas de voiture, a-t-il indiqué en répondant aux questions de Me Valérie Simard-Croteau, du ministère public.

Il a dit ignorer ce que lui reprochait son voisin, avec qui il n'avait « pas vraiment de contacts ».

Plaintes

Contre-interrogé par la défense, représentée par Me Alexandre Caissie, M. Panis a admis avoir fait l'objet de plaintes pour vol et être déjà entré chez l'accusé en son absence. Une querelle a aussi éclaté entre les deux hommes, quelques jours avant le crime, concernant l'utilisation de la ligne téléphonique qu'ils partageaient. 

M. Panis habitait lui aussi une maison de chambres. Par ses questions, Me Caissie a laissé entendre que rien ne prouve que l'arme utilisée - un couteau de cuisine - a été sciemment plantée par son client. Un accident a pu survenir durant l'échauffourée.

« Les policiers vont venir, je l'ai percé », a toutefois déclaré M. Boutin à un de ses co-chambreurs, Daniel Tremblay, après l'altercation. Le procès se poursuit mercredi devant le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec.




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