École dans le secteur de Shefford: le besoin est là

Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs,... (Christophe Boisseau-Dion, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin

Christophe Boisseau-Dion, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Shefford) L'ajout d'une nouvelle école primaire dans le secteur de Shefford est incontournable, soutient le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin. Mais si l'emplacement initial visé n'est pas conforme, d'autres solutions existent.

« Depuis deux ans et demi, le dossier chemine bien. Le soutien de la commission scolaire est indéniable », assure-t-il. 

Dernièrement, le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) a toutefois laissé savoir, dans un avis préliminaire, que l'endroit envisagé par la municipalité de Shefford pour implanter une future école n'était pas conforme à ses orientations en matière d'urbanisation. 

La municipalité souhaite ériger une école et un centre communautaire, notamment, à l'intérieur d'un vaste périmètre dont elle est propriétaire - délimité par la route 112, le chemin Coupland, la limite de Granby et le chemin Saxby Sud.

Or, le MAMOT juge que ce secteur n'est pas en milieu urbanisé (il n'est pas non plus desservi par l'égout et l'aqueduc), ce qui vient compromettre sérieusement la réalisation de ces projets.

« On peut se douter que si le schéma d'aménagement n'est pas modifié, on ne pourra pas y implanter l'école », résume Paul Sarrazin.

Ce secteur en a pourtant grandement besoin, ajoute-t-il en faisant référence à la partie Est de Granby, entre autres. « On aurait le bassin de population pour alimenter une école sans problème. »

Selon lui, on compte en moyenne un enfant par nouvelle résidence construite, et le nombre de portes s'y comptera par centaine d'ici trois ou quatre ans. « Ça prendrait alors une nouvelle école semblable à Euréka, qui est déjà pleine », prévoit le président, en référence à l'établissement érigé ces dernières années à l'angle du boulevard Pierre-Laporte et du chemin Robitaille.

« Pour encore un ou deux ans, on est correct. Mais il faut avoir une vision et ne pas attendre que les écoles débordent. »

Plans B et C 

Pour l'instant, Paul Sarrazin laisse aller les choses. Une rencontre a eu lieu le 9 mai dernier entre des fonctionnaires de Shefford, de la MRC de la Haute-Yamaska et du Ministère. 

« Les échanges se poursuivent afin de trouver une avenue satisfaisante permettant de répondre à la problématique », a déclaré cette semaine à La Voix de l'Est le porte-parole du MAMOT, Pierre-Luc Lévesque. 

Advenant le cas où aucun compromis n'est possible, d'autres options pourraient s'offrir à la commissio­ scolaire.

« On collabore dans la mesure du possible pour que Shefford ait une chance. Notre travail est fait auprès du ministère de l'Éducation et le dossier est en analyse. Mais la question est : est-ce que la municipalité de Shefford a besoin d'une école ? Non. Est-ce que la commission scolaire a besoin d'une école : oui. On a donc un plan B et même un plan C si ce n'est pas possible à cet endroit », affirme M. Sarrazin.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer