«Ça ouvre la porte des Cantons-de-l'Est»

On voit ici Éric Sévigny, DG de Bromont,... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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On voit ici Éric Sévigny, DG de Bromont, François Rebello, président de la Fondation Train-Hôtel, Louis Dandenault et Richard Burcombe, respectivement maires de Sutton et Lac-Brome puis Robert Desmarais, DG de la MRC Brome-Missisquoi.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) C'est avec optimisme que des maires et dirigeants d'organisations liés au projet de train Montréal-Sherbrooke ont accueilli jeudi les résultats de l'analyse du marché. Les données émanant de la firme Ipsos ont été présentées à l'hôtel de ville de Bromont par le président de la Fondation Train-Hôtel, François Rebello, qui pilote le projet de longue haleine.

« Je suis impressionné par le nombre (plus de 2000) de répondants au sondage qui ont dit qu'ils pourraient délaisser l'automobile pour prendre le train. [...] Le défi, c'est de garantir aux gens que ce sera rapide. Il faut le voir comme une alternative à l'autocar », a indiqué le directeur général de la MRC Brome-Missisquoi, Robert Desmarais dès sa sortie de la réunion. « Ça ouvre la porte des Cantons-de-l'Est au marché montréalais », a-t-il poursuivi.

De son côté, François Rebello souhaite donner rapidement l'heure juste aux élus concernant les investissements attendus de la part de Québec et d'Ottawa, afin d'avoir l'aval des localités impliquées avant les élections, prévues en novembre.

« C'est certain que ça va prendre beaucoup d'argent des gouvernements fédéral et provincial pour réparer la voie, a dit l'homme d'affaires. Si on veut obtenir ces sommes, la clé du succès passe par des engagements clairs des municipalités. »

Bien qu'enthousiaste de voir le projet se réaliser, le maire de Lac-Brome, Richard Burcombe, a mentionné en entrevue que la décision des élus d'endosser l'initiative, notamment par des engagements financiers, serait connue après les élections. « Le projet de train tel qu'il nous a été présenté est un produit très intéressant. Mais on va retourner en caucus pour discuter de tout ça. »

À ce jour, aucun arrêt à Lac-Brome n'est prévu sur le tracé ferroviaire. M. Rebello n'écarte toutefois pas cette éventualité. Cette option serait toutefois difficilement réalisable, a fait valoir M. Burcombe. « Ce serait bien de pouvoir prendre le train à Lac-Brome, mais la voie ferrée ne passe pas au centre-ville. Reste la question du transport [à partir de la gare] qui demeure un gros point d'interrogation. »

Outil de développement

Bien qu'il voie d'un bon oeil le projet, le directeur général de Bromont, Éric Sévigny a qualifié de « conservatrices » les données de l'étude de marché relatives aux coûts des travaux et des billets (voir autre texte). Il voit néanmoins la venue d'un train de passagers à Bromont comme « un outil de développement touristique qui pourrait aussi influencer le développement domiciliaire autour de la gare. »

Or, plusieurs questions demeurent en suspens, notamment au sujet de la responsabilité de ce terminal. « Ce sera à la charge de qui, la Ville ou l'opérateur du train ? On souhaiterait qu'un tel projet ne coûte rien à la municipalité, mais on sait très bien que ce ne serait pas le cas. Reste à voir dans quelle mesure d'éventuels investissements pourraient se rentabiliser. »




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