Il perd tout dans l'incendie de sa maison

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Une maison a été complètement détruite par un incendie, mercredi à Sainte-Cécile-de-Milton.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) Un violent incendie a complètement ravagé une résidence du 3e rang Ouest, à Sainte-Cécile-de-Milton, mercredi après-midi. Le propriétaire, René Gagnon, a tout perdu.

Les pompiers de Sainte-Cécile-de-Milton/Roxton Pond ont reçu un appel d'un passant vers 15 h 45. Déjà, les flammes étaient apparentes. Sans plus tarder, le directeur du service, Claude Rainville, a demandé les renforts des services incendies de Saint-Pie et de Saint-Valérien-de-Milton pour les hommes, mais aussi pour les piscines et les camions-citernes, comme le secteur n'est pas alimenté par un aqueduc. La maison était totalement embrasée à l'arrivée des premières équipes.

« Au début, on se demandait s'il y avait quelqu'un à l'intérieur parce qu'il y avait deux véhicules dans la cour, rapporte M. Rainville. C'est pour ça qu'on a adopté un mode (de combat) offensif. »

Le propriétaire est arrivé un peu plus tard d'une sortie en moto.

« On a essayé de sauver ce qu'on pouvait », assure le directeur du service incendies.

Perte totale

Vers 22 h, René Gagnon arpentait les décombres à la recherche des clés de sa voiture et de ce qui pouvait être réchappé. L'homme, heureusement, était assuré.

- Que reste-t-il ? 

- « De potable ? Rien. La maison est une perte totale. Ma maison est finie, il n'y a même plus de toit. Ça fait 27 ans que j'étais ici. Vingt-sept ans... J'ai perdu mon chien et mon chat. »

C'est un autre coup dur pour le père de famille, qui a perdu sa fille aînée en décembre. Le sort semble s'acharner sur ce dernier, mais il se consolait en pensant que le reste de la famille va bien. 

Il a en effet craint le pire quand les policiers lui ont laissé le message de les rappeler. « Au début, je pensais qu'il était arrivé quelque chose à mes filles, j'étais pas mal stressé, raconte M. Gagnon en entrevue, précisant qu'elles n'habitent pas avec lui. Mais quand j'ai su que c'était ça, ça a été un soulagement de savoir qu'il n'était rien arrivé à mes filles, vous comprenez ? »

Plus que centenaire

La maison, construite en 1867 selon le rôle d'évaluation de la municipalité, possédait deux étages. Il s'agissait d'une construction pièce sur pièce, ce qui a compliqué la tâche des sapeurs. « C'est très difficile d'aller chercher le feu, explique le directeur du service incendie. Les murs sont très épais, c'est fait solide. Quand le feu se met à monter dans les murs, ça devient très difficile de l'atteindre. »

À 20 h, les pompiers étaient toujours à l'oeuvre pour trouver et éteindre les derniers foyers de l'incendie. Simultanément, l'enquête était en cours afin de trouver l'origine du brasier. À ce moment-là, les intervenants n'avaient toujours pas trouvé les animaux domestiques du propriétaire.

Personne n'a été blessé durant le combat contre les flammes. « On a le privilège d'avoir des premiers répondants et quand il y a des feux comme celui-là, on les appelle tout de suite. Ils prennent la pression des pompiers et s'assurent qu'ils sont hydratés », explique Claude Rainville.




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