Lutter pour les bonnes valeurs

Jacques Rougeau et son fils Cédric, qui redéfinissent... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Jacques Rougeau et son fils Cédric, qui redéfinissent la lutte depuis 15 ans grâce à leur spectacle familial unique.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Samuel Leblanc, stagiaire à la voix de l'Est.
Samuel Leblanc
La Voix de l'Est

(Granby) Le célèbre ex-lutteur Jacques Rougeau sera de passage dans la région cet été pour promouvoir la non-violence et les valeurs familiales grâce à son programme en deux volets : un spectacle de lutte familial et des conférences dans quelques écoles primaires et secondaires.

« Ce qu'on ne veut pas, c'est que les gens pensent que la lutte, c'est seulement de la bataille. Pas besoin de coups de pied et de coups de poing pour avoir un spectacle de lutte », a dit Cédric Rougeau, fils de Jacques, en entrevue à La Voix de l'Est.

Le fils de l'ex-lutteur et son frère Émile font tous deux partie du spectacle familial, qui présente une lutte acrobatique et humoristique. C'est la troisième génération des « frères Rougeau » à lutter.

Or, depuis maintenant 15 ans, le combat de la famille Rougeau n'est plus le même. Le spectacle, qui met en vedette des personnages de superhéros appréciés des plus jeunes, tels Spiderman, cherche à donner l'occasion aux familles de s'amuser dans un environnement sain, sans alcool et sans femmes utilisées pour leurs attributs physiques. 

« J'ai fait la transition. Je n'aimais pas l'image que la lutte projetait. Trop de violence, trop de boisson et trop de sexe, explique Jacques Rougeau. Il était temps de rehausser l'image de la lutte ».

Pendant la représentation, aucune boisson alcoolisée ne peut être vendue par l'aréna. C'est la condition pour que le spectacle ait lieu. « À ceux qui demandent : "c'est quoi l'intérêt d'un spectacle de lutte s'il n'y a pas de femmes et pas de bière" ?, je leur réponds : "restez chez vous ! C'est pas pour vous." Nous on fait ça pour les familles », dit Cédric.

« La violence, ce n'est pas le créneau qu'on recherche, reprend son père. Nous, on veut que les grands-parents viennent au spectacle avec leurs petits-enfants et qu'ils s'amusent comme ils se seraient amusés à Disney World. »

« Les enfants passent leurs journées à tuer des zombies. Ils voient de la violence partout ; ensuite c'est le sexe qui vend. Mais ces valeurs de vie là, ça n'apporte rien de bon à long terme. On veut mettre de l'avant de bonnes valeurs pour les jeunes », ajoute-t-il.

L'ex-lutteur souhaite également que les jeunes lâchent un peu leur téléphone et qu'ils fassent plus d'activités avec leurs parents. « On dirait que les parents font telle chose, les enfants telle autre chose, et qu'ils ne sont souvent plus dans le même monde. »

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Le deuxième volet de la tournée de Jacques Rougeau, les conférences dans les écoles, s'inspire du vécu du lutteur pour aider les jeunes. Les principaux sujets, toujours très anecdotiques et présentés sous forme de sketchs, sont l'intimidation, le sport et la cigarette. « Les enfants n'écoutent pas vraiment leurs parents quand ils leur font la morale. Moi, j'ai la chance d'être une vedette, si je peux dire. Ils me regardent avec un genre de respect. Et quand je leur parle, ils sont attentifs », explique Jacques.

Peut-être, remarquez, leur écoute vient-elle de son idée originale pour la fin de la conférence : si les jeunes gardent le silence et écoutent attentivement, l'ex-lutteur promet de réaliser quelques prises de lutte sur l'un de leurs professeurs ou même le directeur. 

L'important à se rappeler : Rougeau­ fait prendre conscience aux jeunes de l'impact de leurs paroles et gestes.

« Je suis un gars avec une mentalité très jeune. Je suis très immature. Je parle un peu leur langage », conclut-il.

Le spectacle, qui affiche presque déjà complet avec 4000 billets vendus, se tiendra au centre sportif Léonard-­Grondin, à 19 h 30, le 3 juin prochain. Le célèbre ex-lutteur donnera par la suite des conférences à l'école Micheline-Brodeur­ de Saint-Paul-d'Abbotsford (25 juin), à l'école Sainte-Cécile (26 juin), ainsi qu'à l'école secondaire Massey-Vanier de Cowansville­, à l'école Wilfrid-Léger de Waterloo et à l'école de la Moisson d'Or de Saint-Alphonse de Granby - les dates restent toujours à confirmer, et des conférences pourraient avoir lieu à la rentrée, en automne.




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